Après Renaud et Annie Ernaux, Elisabeth Badinter dénonce à son tour l’affiche des fêtes de la Madeleine à Mont-de-Marsan

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Mont-de-Marsan

Renaud Biondi-MaugeyAudrey Abraham
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La philosophe et féministe Élisabeth Badinter a signé la tribune publiée le 27 avril réclamant le retrait de l’affiche des Fêtes de la Madeleine représentant une fillette en tenue de torera. Le maire de Mont‑de‑Marsan assume au contraire une image symbolisant la transmission de la culture taurine.

Elisabeth Badinter est signataire de la tribune contre l’affiche des fêtes de la Madeleine à Mont-de-Marsan (Landes) © Maxppp – MATTHIEU BOTTE

La tribune publiée lundi 27 avril par la Flac (fédération des luttes pour l’abolition des corridas) vient de recevoir un nouveau soutien : celui de la philosophe et féministe Élisabeth Badinter, apprend ce jeudi 7 mai ICI Gascogne. Elle rejoint la quinzaine de personnalités, dont le chanteur Renaud ou l’écrivaine Annie Ernaux, ayant déjà signé la tribune fin avril. Ils demandent à la mairie de Mont-de-Marsan de retirer l’affiche des fêtes de la Madeleine 2026, représentant une fillette en tenue de torera, devant un taureau. Ils jugent inappropriée la présence d’un enfant sur un support lié à la corrida.

Selon les signataires, le « monde de la corrida instrumentalise les enfants sans vergogne pour tenter de contrer son déclin ». Les signataires de la tribune affirment par ailleurs que l’exposition des enfants à la corrida « peut les choquer durablement mais aussi, au fil du temps, les accoutumer à la violence ».

Le maire de Mont-de-Marsan refuse de retirer l’affiche

Des arguments qui n’ont pas convaincu le maire PS de Mont-de-Marsan, Frédéric Dutin. Invité d’ICI Gascogne le 28 avril, il a annoncé que l’affiche ne serait pas retirée. « On se sert du prétexte de l’affiche pour attaquer une nouvelle fois la tauromachie », a dénoncé l’élu. Il assimile la polémique à un « écran de fumée » orchestré par les opposants à la corrida pour remettre en cause la légitimité même de cette tradition. Selon lui, la présence de l’enfant sur l’image ne relève pas de la provocation, mais illustre le concept de transmission intergénérationnelle propre à la tauromachie. « L’afición, c’est l’éducation, c’est la transmission, et les aficionados transmettent effectivement notre culture par l’intermédiaire de la jeunesse », déclare Frédéric Dutin.

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