Diane Dufresne et Isabelle Boulay se greffent à l’hommage symphonique à Renaud

La Presse

SPECTACLES

Yves Bergeras
Le Droit

PHOTO FOURNIE PAR AGENTS DOUBLES PRODUCTIONS
Édouard Tremblay-Grenier, Mara Tremblay, Antoine Gratton, Luc De Larochellière, Edith Butler et Yann Perreau forment une petite partie de la bande de voix québécoises qui rendront un hommage symphonique au chanteur français Renaud – qui viendra à Montréal et Québec pour voir cela.

Yann Perreau a plongé les deux mains dans le répertoire de Renaud, pour souligner les 50 ans de carrière du chanteur français. Entouré d’une quinzaine d’interprètes, il lui consacre un grand concert hommage symphonique, auquel participera l’Orchestre national de jazz de Montréal – soit 35 musiciens, sous la direction musicale d’Antoine Gratton.

Ces « poteaux » (ses chums, en argot parigot cher à Renaud) québécois se réuniront à Montréal, le 9 octobre, puis à Québec, le 11, pour deux très exclusifs concerts… auxquels le « chanteur énervant » – Renaud – assistera en personne, se réjouit Yann Perreau.

Ce dernier assure la mise en scène du spectacle, au détour duquel il interprétera la doucereuse Chanson pour Pierrot, et, en trio avec les Acadiennes Édith Butler et Marie-Jo Thério, la très parodique chanson de marins Dès que le vent soufflera.

[À mes débuts], j’avais même écrit une composition inspirée de Chanson pour Pierrot. J’ai toujours aimé cette chanson et je m’étais toujours dit que je la ferais sur scène un jour !

Yann Perreau

La bande à Perreau est constituée des visages parmi les plus appréciés du milieu des arts de la scène au Québec.

On retrouve en ces rangs Daniel Boucher, Émile Bourgault et Keith Kouna, tout indiqués pour un tel hommage, ainsi que Betty Bonifassi, France Castel, Luc De Larochellière, Mara Tremblay et son fils, Édouard Tremblay-Grenier.

À la bande se greffe aussi Gaële, chanteuse originaire de l’Hexagone – qui connaît donc particulièrement bien le répertoire, et « qui sera un peu la choriste de tout le monde », mentionne Perreau – ainsi que cinq « titis » (« gamins », en parisien) des petits chanteurs du Mont-Royal.

Comme si cette distribution ne suffisait pas à attirer l’attention, Diane Dufresne et Isabelle Boulay ont, dans les derniers jours, annoncé qu’elles se grefferaient au groupe.

Dufresne complétera l’offre musicale avec « une chanson de Bourvil que Renaud adore depuis son plus jeune âge, et qu’il a souvent chantée », mentionne le metteur en scène – sans aller jusqu’à révéler qu’il s’agit de La tendresse, bien que son faisceau d’indices laisse peu de doutes.

Il y a de cela près de 20 ans, Keith Kouna avait repris Laisse béton : sa version tonifiée, rebaptisée Oublie ça, adaptait les paroles au contexte du Québec et à son langage vernaculaire. « Il va faire une version mixte avec des couplets alternés », révèle Perreau.

  

Source : La Presse