Frédéric, le saisissant reflet de Renaud : on a rencontré le très ressemblant sosie du chanteur

La Provence

Par Laurent BLANCHARD
Publié le 04/01/26 à 12:55

NOTRE DOSSIER SOSIES (4/4). La ressemblance de cet autre Titi parisien avec le père de « Morgane de toi » est particulièrement frappante. La voix de ce chanteur confirmé est tout aussi confondante.

Fred Pocquet est un Renaud plus vrai que nature.
/ Photo DR

Avec le recul, l’anecdote est savoureuse. À ses débuts, avant même la sortie de son fameux « Laisse béton » (1977), Renaud a joué sur un terrain vague d’Argenteuil (Île-de-France), à deux pas de l’immeuble de Frédéric Pocquet, un jeune homme de 18 ans dont le grand-père avait été mineur, comme celui du futur chanteur N°1. Une dizaine d’années plus tard, cette proximité en appellerait une autre, encore plus tangible.

Lui-même chanteur de cabaret à Paris dans un groupe (« Vacances à Paname »), sa ressemblance avec Renaud, dont il reprenait le répertoire avec ceux de Brel ou Brassens, intriguait souvent parmi des spectateurs qui croyaient voir en cet autre Titi « le frère » de « l’amoureux de Paname », premier opus de Séchan.

Il n’y prêtait pas attention jusqu’à ce qu’un photographe, au milieu des années 1980, lui propose un shooting en Renaud. « Une révélation » pour Frédéric « forcé de constater » une apparence très frappante qui l’a amené à « en jouer délibérément par la suite », veillant à soigner « (son) image » et notamment sa coupe de cheveux pour « faire Renaud » au mieux. Ce qui a « carrément transformé (sa) vie d’artiste ».

« Saisonnier en chansons » pendant trente-cinq ans

Tout en gardant « une distance » pudique, Fred a eu l’occasion d’en parler avec l’original côtoyé à diverses reprises, « pas en Renaud » mais en étant lui-même, à la table d’un restaurant ou à celle de la brasserie de La Closerie des Lilas, ainsi qu’au Casino de Paris à son invitation. À un moment même, son beau-fils, Ludwig Briand, a été indirectement un lien.

C’est en observant celui-ci sur la scène du Théâtre Mogador, où il interprétait le rôle de Gavroche dans la comédie musicale « Les Misérables » en 1991, que Renaud a eu l’idée de l’engager pour le clip de sa chanson « P’tit voleur » dont le tournage a donné lieu, un jour, à une scène cocasse avec la venue de « Renaud » Pocquet, édifiant reflet du vrai Renaud, qui en a étonné plus d’un sur le plateau. Pas seulement là. Ce double est si crédible que Laurent Baffie et Laurent Ruquier ont également fait appel à lui pour des caméras cachées on ne peut plus déroutantes pour des passants systématiquement piégés.

Renaud l’a surtout conduit sur toutes les routes du pays, dans des bodégas, des campings et des bars de plage, l’été. « Je partais deux mois sur la Côte pour chanter. Au début, j’emmenais même mes enfants », raconte-t-il tout heureux de cette vie de « saisonnier en chansons » qui s’est étirée sur plus de trente-cinq ans. À la suite de la récente émission « Voix de stars », où il a notamment interprété « Manhattan-Kaboul » avec Véronic DiCaire, un producteur l’a contacté et le voici désormais, à 64 ans, en pleine préparation d’un spectacle (« Putain de Renaud ») qui fera l’objet d’une tournée à partir de septembre 2026 dans de grandes salles, à commencer par la Narbonne Arena. « C’est un salut, une révérence pour toute son œuvre. » Avec la voix d’un écho très fidèle.

  

Source : La Provence