Ingrid Betancourt ferait partie des prochains libérés

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Par Le Nouvel Obs
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« Après la libération à venir de quatre otages, il y en aura d’autres et Ingrid en fera partie. Je suis optimiste », a déclaré l’ex-otage des Farc Consuelo Gonzalez.

L’ex-otage des Farc Clara Rojas a raconté vendredi une tentative d’évasion ratée avec Ingrid Betancourt durant sa détention. Beaucoup d’otages détenus par la guérilla colombienne sont enchaînés dans des camps entourés de barbelés et sont terrifiés par les tirs d’artillerie et de mitrailleuse tout proches de l’armée, a de son côté raconté Consuelo Gonzalez, libérée elle aussi après six ans dans la jungle./Image TV diffusée le 30 novembre 2007/REUTERS/Présidence colombienne
(C) REUTERS

D’autres otages vont être libérés par la guérilla colombienne et Ingrid Betancourt, qui achève sa sixième année de captivité aux mains des Farc, « en fera partie », a assuré l’ex-parlementaire colombienne Consuelo Gonzalez, récemment libérée par les guérilleros, lors d’une visite à Paris, vendredi 22 février.

« Après la libération à venir de quatre otages, il y en aura d’autres et Ingrid en fera partie. Je suis optimiste », a déclaré Consuelo Gonzalez lors d’une conférence de presse donnée avec la famille de l’ex-candidate à la présidentielle colombienne, enlevée le 23 février 2002.

Très émue à l’évocation de ses « compagnons » encore otages de la guérilla marxiste, Consuelo Gonzalez, qui a passé plus de six ans dans la jungle, s’est également dite certaine que « l’armée allait agir avec responsabilité et respecter la zone » où se trouvent les otages.

« Il n’y a pas de fatalité »

Le ministre colombien de la Défense, Juan Manuel Santos, a affirmé que l’armée avait localisé un camp de la guérilla des Farc dans le Sud du pays, où sont retenus des otages pouvant être libérés prochainement.

Au total, quatre nouvelles libérations d’ex-parlementaires sont attendues dans les prochains jours.

Elles « prouvent qu’il n’y a pas de fatalité. Je veux croire que mon frère et moi on pourra revoir notre mère », a dit la fille d’Ingrid Betancourt, Mélanie Delloye, en présence également de l’écrivain Marek Halter, du philosophe André Glucksmann et du chanteur Renaud.

« Il faut faire vite »

« Il faut faire vite car si nous n’obtenons pas leur libération rapide, l’état de certains otages ne leur permettra pas de tenir », a averti Consuelo Gonzalez, rappelant qu’il s’agissait « d’une course contre la mort ».

Ingrid Betancourt est apparue très amaigrie et épuisée dans une vidéo et une lettre remises à la famille en décembre.

Les Farc, en rébellion depuis 1964 contre les autorités colombiennes, souhaitent échanger 43 otages dits « politiques », dont trois Américains et Ingrid Betancourt, contre 500 de leurs guérilleros emprisonnés en Colombie.

  

Source : Le Nouvel Obs