« J’ai arrêté de me sacrifier » : Lolita Séchan raconte comment elle a enfin trouvé son équilibre auprès de son père Renaud

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7 octobre 2025 | PAR Noe Tifault

« J’ai arrêté de me sacrifier » – Lolita Séchan raconte comment elle a enfin trouvé son équilibre auprès de son père Renaud

Fille unique du chanteur Renaud et de Dominique Quilichini, Lolita Séchan s’est longtemps consacrée à son père sans s’en rendre compte. Dans un entretien accordé à Libération, l’autrice de bande dessinée s’est livrée sans détour sur cette période d’effacement, sa prise de conscience et le virage radical qu’elle a décidé d’opérer.

« Je me sacrifiais sans même le voir »

Pendant des années, Lolita Séchan a assumé un rôle d’aidante auprès de son père, marqué par des problèmes de santé et des passages à vide. « Je revenais à moi en disant : ça me fait chier, je suis en train de me sacrifier », confie-t-elle, avant d’ajouter : « Même s’il ne me demandait rien, je faisais tout par mes névroses, par envie de présence. » Une forme d’épuisement affectif qui l’a conduite à poser des limites.

Une nouvelle vie, entre création et management

À 45 ans, Lolita a décidé de reprendre les rênes de sa vie. Depuis près d’un an, elle est devenue la manageuse officielle de Renaud, tout en poursuivant sa carrière d’autrice. « J’ai moins peur de me faire bouffer parce que ça me fait bouffer », explique-t-elle, lucide et pleine d’humour. Désormais, elle coordonne les projets de tournée de son père, dont plusieurs Zéniths prévus en 2026, tout en travaillant sur un nouveau roman graphique destiné aux adolescents.

Ses journées sont intenses, mais structurées : « C’est un rouleau compresseur, mais je sais pourquoi je le fais. » Entre les obligations professionnelles et son rôle de mère, Lolita cherche à maintenir un équilibre qu’elle dit avoir enfin trouvé.

Une relation forte, marquée par la tendresse et la lucidité

Lolita Séchan n’a jamais cessé d’aimer et d’admirer son père, malgré les blessures et la fatigue accumulées au fil des ans. Elle se souvient d’un homme « fondamentalement gentil », qui a marqué son enfance par sa créativité et sa fantaisie, mais aussi par ses excès. « Ma mère et moi avons longtemps joué le rôle de sentinelles. Aujourd’hui, d’autres veillent aussi sur lui, et c’est très bien ainsi », confie-t-elle.

Préfaceuse du livre Renaud publié chez La Martinière, elle a tenu à y rendre hommage à l’artiste engagé, mais aussi à l’homme : « Ses premières chansons ont été ma colonne vertébrale politique, humaniste et écologiste. »

« J’ai arrêté de me sacrifier »

Chez elle, dans le XXᵉ arrondissement de Paris, Lolita vit entourée de livres, de planches et de son chat Bobby. Entre écriture, dessin et maternité, elle avance plus sereinement. « Ce changement, c’était une question de survie », affirme-t-elle.

Après avoir longtemps vécu dans l’ombre de son père, elle a trouvé sa propre lumière. « J’ai arrêté de me sacrifier, mais je continue de le soutenir. La différence, c’est que maintenant, je le fais à ma manière, avec équilibre. »

  

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