
Le 15 novembre 2025 à 12h17
Il fête ses 50 ans de carrière. Renaud, couvé par sa fille qui s’était confiée au Parisien il y a un mois, multiplie les apparitions après une longue absence.
« Tan tan tan ! » On croirait l’entendre, ce gimmick qui n’appartient qu’à lui, avec la voix plus rauque qu’il a désormais. Renaud poursuit sa tournée des médias. Après France Inter jeudi, le chanteur et sa fille Lolita Séchan, initiatrice de l’énième renaissance de « Docteur Renaud, Mister Renard », seront ce samedi soir au journal de 20 Heures de TF1 et dimanche matin sur RTL.
Pour ses 50 ans de carrière, l’artiste de 73 ans, revenu des affres de l’alcoolisme depuis quatre ans et demi – sa plus longue période d’abstinence à ce jour -, a sorti avec sa fille un livre d’archives et de témoignages (éditions La Martinière) et baptisé un album intitulé « Putain de Best of ! « avec ses plus grands titres. « Je suis fier d’avoir arrêté de boire, arrêté de me détruire aussi, grâce à ma fille, à mes amours… », explique-t-il dans un extrait dévoilé vendredi matin dans la matinale de TF1. « Oui », il va mieux, lui qu’on a craint de voir mourir.
Et il continue de travailler, notamment sur de nouvelles reprises de Georges Brassens, dont il est l’un des rares à avoir capturé la rythmique si singulière : « Ce qui compte, ce n’est pas de chanter mais de durer. Je dure depuis 50 ans et c’est pas fini », explique-t-il face aux caméras de TF1.
« Ce monde détaille complètement »
Sur France Inter, jeudi, Renaud a raconté ses blessures d’enfance, le premier mariage de son père passé sous silence, et l’existence de ce frère aîné, mort avec sa mère sous les bombardements en Normandie pendant la guerre. Son lien à Coluche, parrain de Lolita, à Desproges, Gainsbourg… Son divorce d’avec François Mitterrand, qui lui a rapidement apporté des désillusions, « parce qu’il avait convoqué les huit pays les plus riches du monde à fêter (le bicentenaire de) la Révolution, une contradiction à mes yeux ». Protestant de cœur, pour être « à l’avant-garde des luttes sociales et politiques », il conclut, lucide, que « ce monde déraille complètement à mes yeux. »
