Publié 17/10/2008 01:00 | Mise à jour 17/10/2008 01:00
Voilà quatre ans que Marie Cherrier s’est lancée dans la chanson. Sur un coup de tête. Elle a lâché ses études de cinéma puis d’histoire pour se produire aux Rencontres d’Astaffort chez Francis Cabrel. Là, on remarque sa voix. Une voix cristalline qui porte parfaitement des textes teintés d’insolence, de bonne humeur et de joyeuse spontanéité.
Il y a eu en 2005 Ni vue, ni connue, un disque plein d’insouciance, puis, en 2007, Alors quoi ?, un album composé des notes plus graves. Entre ces deux dates, des concerts, beaucoup de concerts. Elle sera ce soir au Trianon transatlantique à Sotteville-lès-Rouen.
Vous ne vous arrêtez jamais ?
Marie Cherrier : Non, cette année a été encore une année de tournée. Tout s’est en fait prolongé. Je n’ai pas cessé de jouer et je n’ai pas envie d’arrêter de jouer. C’est ma vie maintenant. Si tout cela devait s’arrêter, je n’ose pas imaginer les conséquences.
Vous n’avez même pas fait de pause pour l’enregistrement du deuxième album.
M. C. : Non, même pas. Lors des tournées, il y a des mois très chargés avec beaucoup de dates et les mois plus calmes. Je profite de ces moments pour écrire et aller en studio. Cela m’a fait très plaisir d’y retourner.
Pourquoi ce deuxième album est-il plus grave ?
M. C. : Je ne sais pas. Les textes sont venus comme ça, en fonction de mes états d’âme. C’est vrai, ce deuxième album est plus personnel. Dans le premier, je reconnais que je me suis un peu cachée. Il est peut-être venu le temps de me dévoiler davantage. Ce n’est cependant pas si facile. Notamment devant le public. On est comme un peu à poil devant lui.
Pourquoi une chanson sur Renaud dans laquelle vous regrettez le chanteur énervant ?
M. C. : Quand j’ai commencé à chanter, j’aurais eu besoin de l’écouter. Il n’était pas là et je ne pensais pas le retrouver dans les rubriques people. J’avais besoin de le dire.
Pourquoi lui ?
M. C. : Durant toute une période, j’étais fascinée par le personnage. Dans ses chansons, il me parlais à moi. J’avais l’impression que c’était mon pote. Renaud employait les mots que je comprenais. J’étais aussi fan d’autres chanteurs comme Michael Jackson. J’avais des posters de lui partout dans ma chambre. Avec lui, j’écoutais surtout la musique.
Accordez-vous davantage d’importance aux mots ?
M. C. : Ce sont surtout les mots qui sont le point de départ de mes chansons. Parfois, c’est aussi la musique. En fait, il n’y a pas de règle. Néanmoins, je note régulièrement des mots, des bouts de phrases que je stocke dans un tiroir et que je ressors plus tard.
Pour ce deuxième album, vous avez travaillé une nouvelle fois avec Jean-François Delfour et Loïc Célestin.
M. C. : Avec eux, c’est devenu une évidence. Et ils seront aussi là pour le troisième album. J’en ai encore très envie.
Que vous apportent-ils ?
M. C. : Tout ce que j’aime. Avec eux, j’ai l’impression de vivre un film. C’est que du bon. Ils me poussent très loin. Aujourd’hui, ils sont devenus de vrais amis. On ne se lâche plus.
Vous évoquiez le troisième album. L’avez-vous déjà commencé ?
M. C. : Ce n’est pas encore d’actualité. J’ai seulement préparé quelques petits trucs, des morceaux en vrac. Et j’ai aussi des envies. Je veux aller plus loin musicalement, débloquer des choses pour avoir encore des sensations.
Propos recueillis par M. B.
Marie Cherrier Aujourd’hui vendredi 17 octobre à 20 h 30 au Trianon transatlantique, 114 rue du 14-Juillet à Sotteville-lès-Rouen. Tarifs : de 14 à 7 €. Réservations au 02 35 73 95 15.
Source : Paris Normandie