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Mis à jour le 16/08/2017. Créé le 07/07/2014.
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Ils ne sont pas si fréquents, les disques hommages à un chanteur vivant. Après la très rentable Génération Goldman (1 et 2), au casting très télé-réalité, voici La Bande à Renaud, dont le générique est lui aussi fort bankable (Aubert, Bénabar, Cœur de Pirate…). Hormis de gros ratages (la contribution lénifiante de Grand Corps Malade, celle, téléphonée, de Nolwenn Leroy sur un air irlandais, une version collective de C’est pas l’homme qui prend la mer digne des Enfoirés), l’ensemble tient plutôt la barre. Grâce, surtout, à deux ou trois contributions : Biolay, qui transfigure Deuxième Génération en la rendant terriblement actuelle. Nicola Sirkis (Indochine), encore plus inattendu, qui réinsuffle de la rage à Hexagone. Ou Disiz, qui rappe Laisse béton. Ailleurs, c’est le charme des chansons, davantage que celui des interprètes, qui fait mouche : la mélancolie pudique de Manu, Mistral gagnant, La Pêche à la ligne ou En cloque continue de nous sauter à la gorge — on restera plus circonspect face à Carla Bruni, qui a certes une jolie voix, mais qu’on peine à entendre dans un répertoire subversif.
En parallèle, peut-être en contre-feu, le site Tatatssin ! propose une vingtaine d’autres reprises, par La Grande Sophie, Bertrand Betsch, Bertrand Louis… Elles sont souvent plus radicales que les précédentes, pas forcément plus inspirées. Notre préférée : C’est quand qu’on va où, par un Bertrand Soulier aux faux airs de… Biolay. — Valérie Lehoux
| 1 CD Mercury.
Source : Télérama
