
Le chanteur Renaud se confie sur les périodes difficiles de sa vie et les démons qu’il tente de surmonter.

EN BREF
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Alors qu’il célèbre cinq décennies de carrière, Renaud collabore désormais étroitement avec sa fille Lolita, devenue sa manageuse. Pour la première fois, le chanteur et sa fille se confient ensemble dans une interview sur RTL, diffusée intégralement ce dimanche 16 novembre à 9h15 dans Laissez-vous tenter.
À cette occasion, l’artiste réédite l’ensemble de ses albums en versions CD et vinyles collector, disponibles dès ce vendredi. De son côté, Lolita publie un ouvrage hommage, Renaud, le livre, paru aux éditions de la Martinière le 10 octobre.
Renaud face à ses démons et le rôle crucial de sa famille
Jamais Renaud n’avait connu une période d’abstinence aussi longue, lui qui a longtemps trouvé dans le Ricard un moyen d’apaiser sa peur de la mort et sa paranoïa persistante. « Heureusement, j’ai été soutenu par ma fille, mes proches, ma femme, mon ex-femme Dominique, ce qui m’a permis de tenir. Quand on a atteint le fond de la grotte, on donne un coup de pied par terre pour remonter et respirer à nouveau », a-t-il confié sur France Inter, admettant avoir aperçu « le fond très noir » de cette grotte sombre.
Aujourd’hui marié à Cerise, de 27 ans sa cadette, l’interprète de Miss Maggie est également père d’une fille, Lolita Séchan, née en 1980 de son union avec Dominique Quilichini. Adolescent, Lolita a été témoin de la descente aux enfers de son père, un souvenir indélébile qu’elle partage : « On est une famille très fusionnelle, mais dans la fusion, le meilleur se prend puissance 1.000, et quand quelque chose comme ça arrive, c’est une déflagration ».
Un soutien indéfectible et la force de se reconstruire
Lolita Séchan est devenue le pilier de son père, assurant la gestion et la préservation de son patrimoine artistique et l’aidant à retrouver sa force. « Elle vient de ma famille, de mes amis, de mes proches, de mes médecins, des psychiatres que j’ai épuisés », a-t-il également confié sur RTL, soulignant l’importance de ce soutien dans sa lutte contre la paranoïa et la dépression : « Je ne pouvais pas faire grand-chose contre la paranoïa qui me saisissait ». Sa fille a toujours été présente, le voyant régulièrement dans son bistrot parisien favori, la Closerie des Lilas : « Elle me remontait les bretelles, gentiment, mais avec fermeté ».
Lolita se souvient : « Il me disait que j’étais une guerrière corse comme ma mère quand même, quand je lui gueulais dessus », tout en nuançant son rôle : « Moi je ne pense pas lui avoir sauvé la vie, on était nombreux. Il y a une expression qui dit qu’il faut tout un village pour élever un enfant. Je pense que pour aider papa, il faut tout un village ». Aujourd’hui, Renaud peut regarder en arrière avec un certain humour : « C’est le plus optimiste des dépressifs que je connaisse », plaisante sa fille. Et l’artiste de conclure sur ses accomplissements personnels : « Ça fait quatre ans et demi que je n’ai pas bu une goutte d’alcool, deux ans et demi que je n’ai pas fumé une cigarette. Une par mois, un petit plaisir comme ça ».
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Source : Closer
