Renaud est confronté à l’épreuve du cancer, les détails révélés.

Merci-Maman

17 août 2020 | Laeticia Faubert

Renaud cancer : Après de grands moments de joie, puis, après une période heureuse, les soucis, les problèmes viennent souvent prendre la relève.

Cela dure pour Renaud, mais là encore, toujours question de cycle, c’est le soleil qui revient après la tempête.

L’éclaircie, soudain, arrive, celle à laquelle on n’osait plus croire. Et la vie continue ainsi, la douceur nous permettant de souffler après les rudes attaques.

Nous reprenons des forces, nous respirons, en ayant conscience que bientôt, sans doute, de nouveaux tracas viendront.

Mais entre deux drames, entre deux difficultés, nous avons réappris à aimer la vie, à l’amadouer.

Hélas pour Renaud, depuis des mois, un an plus précisément, il semble que la douleur soit toujours au rendez-vous.

Que jamais, pas un instant ces derniers temps, le chanteur n’ait connu le moindre répit.

Juste un trop grand enchaînement de souffrances qui l’a, peut-être, plus affaibli encore, lui dont la santé était déjà si fragile.

On sait en effet que ses problèmes d’addiction ont beaucoup affecté son corps.

Il a beau chanter « On va pas s’laisser pourrir par cet alcool à la con » dans son dernier album Les mômes et les enfants d’abord sorti en novembre, ces breuvages destinés à amadouer ses angoisses ont affecté ses forces.

Et s’il a récemment réussi à triompher de ce fléau, il n’est pas encore parvenu à lâcher la cigarette, malgré toute sa volonté, et son désir d’en finir avec le tabac.

Et lorsqu’on est diminué psychiquement, physiquement, c’est souvent là que le mal frappe, et qu’il est, dès lors, très difficile de lutter contre lui…

Or, le moral de Renaud, on le sait, a aussi été très affecté par de terribles chocs qui, jusqu’à maintenant, continuent d’avoir des répercussions sur lui.

La disparition de son frère aîné, Thierry Séchan, le 9 janvier 2019, emporté par un AVC à l’âge de 69 ans, l’a profondément meurtri.

Quelques jours plus tard, le 25, alors que le chanteur, sans doute abîmé par la douleur de la perte de son frère, avait fait une grave chute dans les escaliers, se brisant les deux poignets, c’était sa mère chérie, Solange, que la mort prenait sous son bras. Deux deuils impossibles, deux raisons d’être malheureux.

Et aujourd’hui, c’est Serge, un compagnon de longue date et de longue route, qui lui fausse compagnie, pour toujours, laissant Renaud encore un peu plus seul.

Serge Thomassin appartenait à ce monde magique de la musique, auquel l’interprète de Mistral gagnant par Renaud est tellement attaché.

Cet univers, qui avec son fils, Malone, fait sa raison de vivre.

Serge était bassiste. Avec le temps, il était aussi devenu régisseur. Il s’occupait de l’organisation sur scène des instruments, de l’orchestre.

Il avait travaillé avec de nombreuses stars, comme Julien Clerc, en 1983. Jane Birkin, en 1991. Et bien sûr, Renaud.

Sa disparition à la suite d’un cancer le 19 janvier, à l’âge de 70 ans, a sans doute profondément bouleversé la star. Comment aurait-il pu en être autrement ?

Quand on a partagé tant de jours et de nuits dans cette incroyable bulle qui se crée lors d’une tournée, les liens qui se nouent sont très forts. Indéfectibles.

Personne d’autre que les musiciens ne peut mieux comprendre ce qui se passe dans la tête d’un chanteur, quand il se retrouve face à son public.

L’après concert, quand les lumières s’éteignent, et que l’adrénaline est au plus haut dans le sang… Les dîners à pas d’heure où chacun redevient lui-même.

Et puis les villes, le bus que l’on prend la nuit, qui vous emmène vers un nouveau public.

Serge avait connu longtemps cette vie d’artiste, depuis que, dans les années 70, il avait fait partie du groupe de country rock Nuage rouge.

Plus tard, tout en continuant à accompagner des chanteurs sur scène, il avait participé à une autre formation, Stringers in The Night…

Et, plus récemment, avec sa bande de copains musiciens, Serge Thomassin, entre musique soul et rhythm and blues, se produisait avec eux sous le nom de The Ol’Stars.

Nombreux sont ceux qui ont tenu à témoigner de son humanité et de son talent. « Je me souviens de ton anniversaire, tes 39 ans sur la tournée de Renaud.

Tes amis t’avaient confectionné un gâteau en forme de santiag ! Tu étais émerveillé, heureux ! », a, entre autres, écrit une douce Chantal, sur le site d’Une Rose blanche…

Des souvenirs qui doivent aussi remonter à la mémoire de Renaud et qui, espérons-le, ne l’atteindront pas trop, lui qui a déjà été tellement éprouvé par l’existence.

Renaud : la mort de son frère Thierry « a été un déclic » pour qu’il remonte la pente

C’est une année qui restera gravée dans la mémoire de Renaud. Et pas forcément pour de bonnes raisons. Ce jeudi 28 novembre, W9 diffuse un documentaire inédit sur le chanteur, intitulé Renaud, au nom du père.

Au cours de ce film, des proches reviennent sur le parcours de Renaud. Tant sur le plan professionnel, que personnel.

Mais il y a une année qui a été particulièrement brutale pour l’ex-compagnon de Romane Serda : celle-ci, 2019. Après avoir remonté la pente, le chanteur faisait face à plusieurs drames coup sur coup.

Outre une chute dans les escaliers qui lui a valu de se casser les deux poignets, Renaud a dû faire face à la mort de sa mère ainsi que de celle de son frère aîné.

Le tout, à quelques jours d’intervalle seulement.

Un moment pour le moins douloureux. Le décès de son aîné, Thierry Séchan a particulièrement fait écho en lui. « Ç’a été très dur pour lui de perdre son frère », commente Pierre Tarde, un ami et assistant de Renaud.

Si la relation entre les deux frères n’a pas toujours été au beau fixe, Thierry était tout de même « quelqu’un de très important pour Renaud », explique l’auteure Johanna Copans.

Et de surenchérir : « Ils se voyaient souvent. C’est disparition récente a été un très gros bouleversement parce que c’était aussi un pilier ».

Et ce, notamment parce qu’il « a remplacé ce papa qui était à la fois présent et absent. La référence masculine, c’était Thierry », analyse le journaliste musical, Jean-Pierre Pasqualini.

Mais c’est pour une autre raison que la mort de Thierry Séchan a fait figure d’électrochoc pour Renaud. Selon son ami et assistant, Bloodi, Renaud a faut « un transfert ».

En cause ? Le mode de vie si semblable entre les deux frères. « Thierry était un peu comme Renaud. C’est-à-dire que parfois il buvait, parfois non, c’était un fêtard, il fumait », explique Bloodi.

De quoi secouer le père de Lolita et Malone, qui comme le rapporte son ami s’est dit : « Oh merde, ça aurait pu être moi. Ça sera peut-être moi ».

« Ç’a lui a fait un déclic pour le coup, c’est sûr ! », conclut-il. Pour preuve, une fois de plus, tel le Phénix qu’il est, Renaud est renait peu à peu de ses cendres.

Au printemps dernier, il reprenait d’ailleurs les chemins des studios pour enregistrer un album sur l’enfance. Opus qui sortira ce vendredi 29 novembre.

Renaud est un auteur compositeur qui à vendu des millions d’exemplaires, un amoureux de paname, ses titres phares, son album les mômes et les enfants d’abord, café de la gare, albums ma gonzesse, une fille Lolita avec un succès aux victoire de la musique.

 

Source : Merci-Maman