« Renaud fait un coucou sur mon prochain album » : Axelle Red revient sur le devant de la scène au Festival de Toulouse avant de repartir en tournée

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Publié le Propos recueillis par Jean-Luc Martinez

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Absente de la scène internationale depuis près de dix ans, la chanteuse belge Axelle Red fait son grand retour au Festival de Toulouse qui se déroulera du 30 juin au 11 juillet. Elle dévoilera des titres de son prochain album avec un clin d’œil de Renaud.
Axelle Red chantera à la Halle aux Grains, le 4 juillet, dans le cadre du Festival de Toulouse.

Ce concert pour le Festival de Toulouse annonce-t-il le début d’une nouvelle tournée ?

Oui. Je pense. Je ne sais pas jusqu’où on va aller, mais en tout cas, j’ai tout à recommencer. Je n’ai jamais arrêté d’écrire, ce que je fais tous les jours, ni de donner des concerts localement en Belgique, mais je n’avais pas forcément envie de revenir sur scène, d’être confrontée au public. 

Pourquoi?

En fait, je prépare mon nouvel album qui va sortir l’année prochaine et il y aura neuf ans entre l’album précédent et celui-ci. Parce que je n’avais plus envie. Je suis aussi maman. Avoir des enfants, c’est les voir évoluer. Réussir tout ça à la fois, ce n’est pas toujours évident. Il faut occuper plusieurs rôles. Réussir une vie, en fait, c’est réussir cet équilibre. Je réfléchis beaucoup à la vie. Je suis, en même temps, artiste et activiste des droits humains. Je suis « artiviste », si on peut le dire comme ça.

D’ailleurs, vous voyagez beaucoup pour défendre des causes…

Exactement. Je voyage, car je ne supporte pas les injustices. Depuis 1996, je suis engagée auprès de plusieurs ONG dont Handicap International. J’étais mandatrice pour l’UNICEF. J’ai toujours défendu la cause des femmes, lutté contre les violences sexuelles faites aux femmes. Lors de mes voyages, de nombreuses choses me bouleversaient. 

En parlez-vous dans votre prochain album ?

Je me suis dit : cette fois-ci, je ne ferai un album que si je suis prête à positiviser tout ça. Je pense qu’avec mon expérience de vie, je me devais de donner quelque chose de beaucoup plus positif. Mon prochain album est un peu comme une sorte de conte de fées. Je dénonce toutes les discriminations. Ma maman, par exemple, elle l’écoute et dit que ça donne envie de vivre. Je trouve ça beau. En même temps, il y a des enfants qui l’entendent et qui prennent les paroles à leur niveau. 

Quand doit sortir ce nouvel album ?

Le single sortira en septembre et l’album en mars 2027. C’est très positif.

Tous vos duos ont eu du succès, y en aura-t-il sur cet album ?

J’aime bien ce partage. Un duo ou un featuring, c’est vraiment quelque chose de précieux. C’est toujours rencontrer des gens, échanger des choses ou partager. Beaucoup de collaborations aujourd’hui sont très calculées. Donc il y aura des collaborations musicales et des clins d’œil, notamment à Renaud. Je l’ai revu pour la fête de ses 50 ans de chansons. C’était vraiment très beau de partager ce moment ensemble. Il ne faut pas trop que je le dise, mais j’ai écrit la suite de « Manhattan Kaboul »…  Renaud fait un coucou sur mon prochain album.

En parlant de duos, on est en pleine Coupe du monde de foot, et en 1998, vous aviez chanté l’hymne du Mondial avec Youssou N’Dour. C’est un bon souvenir ?

Ah oui, c’était incroyable. Je l’ai recroisé quelques fois, parce que comme je pars au Sénégal pour mes engagements, on se rencontre. On a tellement vécu des choses fortes, parce que ce n’est quand même pas une petite chose de chanter l’hymne de la Coupe du monde.

Soutenez-vous les Diables rouges pour cette Coupe du monde ?

Oui, je les soutiens. Il y a une nouvelle équipe, donc c’est un peu bizarre. Mais bon, je garde aussi la France dans mon cœur, parce que quand j’ai chanté en 1998, c’est la France qui a gagné…

Vous avez un pronostic cette année ?

Non, à vrai dire, cette année, c’est un peu particulier parce que je n’ai pas eu le temps d’étudier les équipes encore, mais j’aime le foot. Mon père était président du club de ma ville natale. Quand j’ai chanté pour la Coupe du monde, j’avais réussi à ses yeux. Maintenant, mon père n’est plus là. Donc le foot a pour moi une dimension encore plus forte. 

Avez-vous hâte de chanter à Toulouse ?

Beaucoup, d’autant que nous serons neuf musiciens sur scène. Et aussi parce que j’adore Toulouse et qu’on me dit que la Halle aux Grains est magnifique. Je trouve cette ville magique, avec sa couleur. Je suis venue à Toulouse au début de ma carrière. J’y ai rencontré Richard et Daniel Seff. C’est un excellent souvenir. Entre-temps, nous sommes devenus amis, même si on ne se voit pas beaucoup. Voilà, il y a un peu de Toulouse en moi.

Samedi 4 juillet à 20 h à la Halle aux Grains (1, place Dupuy) à Toulouse. Tarifs : 15 à 59 €. Gratuit pour les moins de 13 ans. 

Les autres concerts

Daoud, mardi 30 juin, à 21h, auditorium Saint-Pierre-des-Cuisines.

John Williams symphonique, mercredi 1er juillet, 21h, casino théâtre Barrière.

Michel Plasson et l’Orchestre national du Capitole, jeudi 2 juillet, 20h, Halle aux Grains.

Calogero, vendredi 3 juillet, 21h, Halle aux Grains.

Axelle Red, samedi 4 juillet, 20h, Halle aux Grains.

Pomme, dimanche 5 juillet, 18h, Halle aux Grains.

Les Sacqueboutiers, lundi 6 juillet, 21h, Saint-Pierre-des-Cuisines.

Les musiques de Barry Lindon, mardi 7 juillet, 21h, Saint-Pierre-des-Cuisines.

Suzane Bartal jour Liszt, mercredi 8 juillet, 21h, Saint-Pierre-des-Cuisines.

Barbara par Noëmi Waysfeld, jeudi 9 juillet, 21h, Saint-Pierre-des-Cuisines.

« Tango, un soir à Buenos Aires », vendredi 10 juillet, 21h, Saint-Pierre-des-Cuisines.

Source : La Dépêche