
Article signé Emmanuel Humbert
Républicain Lorrain du 27 juin 2007




20h (presque) pétantes. Renaud arrive sur la scène du Galaxie. Grand sourire complice, bonne mine et une voix presque totalement retrouvée pour chanter son « hymne à la joie » : Malone, la chanson qu’il a écrite pour son fils, un an dans quelques jours. Le poulbot déborde de tendresse pour son bout d’chou et sa maman Romane qui l’écoutent des coulisses. « C’est pour lui tous ses applaudissements ? Pour moi ? », demande Renaud sourire en coin, mi-attendri mi-ironique devant l’accueil des 7 000 fans. « Mais vous pouvez l’applaudir mon fils : il sait déjà compter ! Jusqu’à 1 949, le nombre de jour de captivité d’Ingrid Betancourt ». Avec Renaud, la révolte pointe rapidement derrière l’ironie ou la tendresse. Marchands de cailloux et 500 connards ont suivi, prouvant, s’il en était besoin, que Renaud est « toujours un têtu, un teigneux et que, quand je m’accroche à la cheville d’un enfoiré, pour que je le lâche, c’est comme les pitbulls : faut me couper la tête ». Les commentaires entre les chansons sont toujours bien sentis, tranchés comme les couplets d’Elle est facho. Le public, venu aussi pour ça, apprécie et réagit bruyamment. Avant de suivre Renaud sur des chemins plus tendre à l’image de sa chanson pour Elsa, aujourd’hui une belle jeune femme, ou de ses indémodables En cloque, Morgane de toi et Mistral Gagnant.

Un chanteur en pleine forme
Jean-Pierre Buccolo à la guitare, Alain Lanty au piano, musiciens et copains des années Renaud comme de la période Renard, accompagnent merveilleusement un Renaud retrouvé, comme sa voix. En guise de rappel, c’est presque une heure, seul avec sa guitare sur le ventre comme tonton Georges que s’est offert Renaud chantant Laisse béton, Ma gonzesse, Mon HLM, Je suis une bande de jeunes, La blanche… jusqu’à Hexagone. Le public a été comblé.





Article signé Emmanuel Humbert [Républicain Lorrain du 27 juin 2007]
Source : Le Républicain Lorrain