Renaud triomphe au Chant du Gros

ArcInfo

15 sept. 2007, 06:00

Que de monde, que de monde. Le Chant du Gros a littéralement été pris d’assaut hier soir par les fans de Renaud. Et ces derniers n’ont pas été déçus, le rockeur au cœur tendre leur a offert un concert plein de tendresse et d’émotion. Renaud est unique et le restera. Il fallait s’armer de patience dès le début de soirée pour pénétrer hier sur le site du Chant du Gros. Mais les fans de Renaud étaient prévenus: la soirée se jouait à guichets fermés et les 7000 privilégiés en possession du précieux sésame n’allaient pas faire la fine bouche.

15 sept. 2007, 06:00

Après un départ en douceur avec Pierre Lautomne, prix de la Médaille d’or de la chanson, un apéro rock en compagnie des régionaux de l’étape Middlecage, un amuse-bouche reggae pop superbement servi par William White et une coriace mise en jambes avec les metalleux français de Mass Hysteria, le Chant du Gros était fin prêt à accueillir celui qui a laissé son perfecto au vestiaire pour revêtir un nouvel habit de scène sobre et sans volutes fumantes.

Et à 21h30 tapantes, ce fut la ruée vers la Sainte Scène, qui fut rapidement pleine à craquer, tant pis pour les retardataires qui ont pu se consoler en apercevant le «messie» sur les deux nouveaux écrans géants ou en l’écoutant sagement devant un feu de camp.

Notre vidéo: aperçu du concert de Renaud au Chant du Gros:

Le grand Renaud – L’Express et L’Impartial

Cela faisait dix ans que le Chant du Gros l’attendait et, enfin, «il» était là, guitare à la main, chemise blanche et complet noir impeccable. «Salut Le Noirmont», a lancé Renaud à un public conquis d’avance, qui lui a fait un triomphe. De «Docteur Renaud, Mister Renard» à «500 connards sur la ligne de départ», en passant par «Les Bobos», «Arrêter la clope», «Mistral gagnant», «Mon HLM» ou «Lola», Renaud a enchaîné ses nouveaux tubes et ses classiques pour le plus grand plaisir des spectateurs qui n’attendaient que ça. Et qui en ont redemandé avant de laisser repartir Mister Renaud finir sa tournée «Rouge sang» à la Fête de l’Huma.

A l’heure où nous écrivons ces lignes, la nuit ne faisait que commencer et s’annonçait belle, avec le reggae dub Neuchâtelois des Moonraisers, la musique celte festive de Matmatah et, pour les initiés, les bootlegs electro de DJ Zebra.

Et les renards de courir dans la prairie… / MMO

Manuel Montavon

Notre vidéo: quelques impressions du public récoltées au sujet du concert de William White au Chant du Gros:

Impressions sur un air de William White – L’Express et L’Impartial

Sur le blog

Tout au long de ce Chant du Gros 2007, nous en suivrons les principales péripéties sur notre blog spécial, réalisé par Pauline Vrolixs, à découvrir à cette adresse: www.limpartial.ch/perm/chantdugros. Extraits.

Sur William White: «Avec sa peau caramel, ses biscotos seyants, son grain de voix plutôt divin? il captive, ensorcelle. Seul bémol à cette démonstration de sex-appeal: il remue des bras comme une poule!»

Sur Pierre Lautomne: «Tout de noir vêtu, dandy barbu, petite gueule sympa. Pierre Lautomne et son guitariste, dans de complices élans, font la part belle à l’amour: «T’aimer à tort et à travers»? dit-il dans un souffle.»

Sur le louis, la monnaie du festival, long à empocher: «D’autres êtres sont hallucinés par la queue (qui ne fait que s’allonger) devant le stand qui permet la transaction. En effet, il faut littéralement prendre racine avant de pouvoir goûter à sa première bibine!»

Quant à Stress, jeudi soir, il se la jouait guimauve: «Où que tu sois pour toi je cours», s’est vu entendre notre blogueuse, qui s’est retrouvée «midinette naïve et fleur bleue». Elle en a de la chance! / réd

Notre vidéo: un festival comme le Chant du Gros ne pourrait fonctionner sans l’apport de très nombreux bénévoles:

  

Source : ArcInfo