PODCAST – L’existence de Renaud semble aujourd’hui faite de descentes vertigineuses, de guérisons et de retours à la lumière. Un cycle ininterrompu dans lequel la chanson sert de ligne de vie…

Crédit : THOMAS SAMSON / AFP
La vie du jeune Renaud Séchan se partage entre les vacances d’été en Lozère, et le lycée Gabriel Fauré, à Paris. Autant dire qu’il préfère nettement les vacances. Le petit Renaud a d’autres rêves que les études. Dès l’âge de huit ans, il noircit les pages de ses cahiers d’écolier. On n’y lit pas encore des chansons, mais des poèmes et des récits d’aventures.
Renaud, justement, n’a pas envie de ne rien faire. Une vraie graine de révolutionnaire dans une famille qui, c’est vrai, a les idées larges et le cœur très à gauche. En ces années 60, les Séchan ne cachent pas leurs sympathies communistes.
Sa défiance à l’ordre établi
Au fil des années, le petit Renaud a ainsi respiré le parfum entêtant de la contradiction, de la révolte, puis bien au-delà des idées parentales, de défiance à l’ordre établi. ll a seize ans et la couleur qu’il préfère est le noir, celle des anarchistes. En ce mois de mai 1968, il va se jeter avec ivresse dans le tourbillon des rues de Paris.
Un an après mai 68, Renaud a définitivement coupé les ponts avec les études. Il ne passera pas son bac. Il s’installe dans une chambre de bonne, travaille dans une librairie du boulevard Saint-Michel où il ferme trop souvent les yeux sur les étudiants qui oublient de payer. Au bout de quelques mois, il est renvoyé.
C’est le temps des petits boulots, barman, coursier, marionnettiste, des copains et évidemment de l’aventure…
Source : RTL