
12 mars 2012
DIVORCÉ DE RENAUD DEPUIS LE MOIS DE SEPTEMBRE, LA CHANTEUSE A SU PRÉSERVER UNE BELLE RELATION AVEC LE PÈRE DE SON PETIT MALONE. ET VEUT CONTINUER À CROIRE À L’AMOUR.
Propos recueillis par Didier Audebert

Si elle a choisi de se dévoiler, c’est pour, dit-elle, « faire tomber des murailles, montrer sa vulnérabilité aussi bien physiquement que psychologiquement ». Mais également parce que Romane a dépassé le temps des questionnements qui emprisonnent. Elle se sent libre…
Gala : Est-ce que ces photos sont pour vous comme un nouveau départ ?
Romane Serda : J’aurais envie de vous dire oui, mais pas vraiment… Je suis simplement bien avec moi-même, j’ai l’âge de m’assumer et j’avais envie de quelque chose de soft, mais de glamour – je n’aurais pas pu le faire avant car mon mec (Renaud, ndlr) aurait été jaloux.
Gala : Vous vous entretenez beaucoup ?
R.S. : Je fais du kick-boxing, c’est le sport le plus complet, du jogging… A part ça. j’essaye de bien dormir et fais en sorte d’avoir une vie douce et heureuse.
Gala : Etes-vous quelqu’un de pudique dans la vie ?
R.S. : Pas du tout, j’ai été élevée dans la nature, où je vivais à poil tout le temps.
Gala : Où avez-vous passé votre enfance ?
R.S. : Nous avions une maison dans la Drôme, avec une rivière en bas du jardin où nous allions tout le temps. L’eau y était très fraîche.
Gala : Aujourd’hui, vous y emmenez Malone, la fils que vous avez eu avec Renaud ?
R.S. : Oui, très souvent, car mes parents y habitent toujours et Renaud avait également une maison de famille dans les environs, c’est donc une région que nous aimons bien. Je passe beaucoup de temps avec Malone. Je me cale à son rythme : nous mangeons à 19 heures, je me couche à 21 h 30, je me lève à 6 h 30… Je n’ai jamais eu de nounou, juste une jeune fille qui venait de temps en temps pour lui apprendre l’anglais quand j’enregistrais mon album. Quant à mon travail de composition, je le faisais pendant qu’il faisait ses siestes.
Gala : La maison où vous vivez riait pas trop grande pour vous deux ?
R.S. : Non, car nous l’avons laissée à Renaud et avons emménagé dans un lieu plus petit, toujours à Meudon, dans la banlieue parisienne. Je suis passée de très grand à 57 mètres carrés, mais tout va bien.
Gala : Il voit souvent son père ?
R. S. : Dernièrement, il était dans le Sud, donc c’était moins régulier, mais quand Renaud est à Paris, nous y allons tous les jours, et je continue de m’occuper de la maison, du jardinage, du ménage, des courses, du courrier… Malone sait que ce n’est plus chez lui il sait que c’est chez « Renaud » – il l’appelle comme ça.

PHOTO : DOIGNON / LMS / SIPA PRESS
Gala : Récemment, Renaud a parlé de vous dans des termes très élogieux. L’aidez- vous à se reconstruire ?
R.S.: Il est le seul arbitre de sa propre vie, mais je fais ce que je peux. Je me rends disponible, on s’appelle plusieurs fois par jour, nous avons beaucoup d’affection, de tendresse l’un envers l’autre. Je suis pleine d’attention pour lui, je m’occupe de ses affaires, je suis toujours là – quoi qu’il arrive -, mais malheureusement je ne parviens pas forcément à le faire aller mieux. Les choses ne dépendent pas des événements extérieurs et notre divorce n’a pas grand-chose à voir avec tout ça. Il a plutôt des problèmes avec lui-même et il est le seul à pouvoir les régler. J’aimerais bien tout arranger d’un coup de baguette magique, mais ce n’est pas possible.
Gala : Vous avez sorti un album au mois d’octobre. Est-ce qu’avec son papa vous essayez de transmettre à Malone votre passion commune pour la musique ?
R.S.: Il commence à s’y intéresser, il joue un peu de guitare, il gratte mais il ne sait pas encore faire des accords. Il n’y a pas longtemps, il a écrit des paroles avec des rimes et un texte qui s’intitule J’aime surtout les glaces à la patatas bravas ! On a même enregistré un petit disque pour s’amuser !
Gala : Il connaît des chansons de son père ?
R.S.: Non, pas pour l’instant.
Gala : Avant de nous séparer, pourriez-vous nous dire si vous croyez toujours à l’amour ?
R.S.: (Elle rit.) Je suis obligée de répondre ? Oui, bien sûr, mais cela paraît si difficile parfois…
Gala: Et au mariage ?
R.S.: (Long silence.) J’ai envie d’y croire car cela reste quelque chose de beau malgré tout. Il faut aller de l’avant, ne pas se complaire dans le passé, ne pas rester focalisé sur les problèmes, il faut garder l’envie de croire en tout. Si on perd cette envie, on perd le goût de la vie.
Source : Gala