Dans sa chanson « Trois Matelots », Renaud mentionne Jean Cau comme un journaliste qu’il semble ne guère apprécié, de même que le Christ tatoué « au milieu du dos » :
Le deuxième de ces matelots
Était corse dans toute sa peau
Il était méchant comme la tourmente
Vicieux comme une déferlante
Comme un article de Jean Cau
L’est devenu un vrai salaud
S’est fait tatouer les biscottos
Entre le prénom de sa mère
Des loups des serpents des panthères
Et le Christ au milieu du dos
De plus, Renaud mentionne à plusieurs reprises le porte-avions Clemenceau :
Nous étions trois jeunes matelots
Trois beaux marins grands et costauds
Embarqués un jour à Toulon
Sans uniformes et sans galons
Sur le porte-avions Clemenceau
Jean Cau est né le à Bram et est mort le à Paris. Il était un écrivain, journaliste et polémiste français. Secrétaire de Jean-Paul Sartre de 1946 à 1957, il écrit dans Les Temps modernes, puis est journaliste à L’Express, à France Observateur, au Figaro littéraire et à Paris Match. Il est l’auteur d’une quarantaine d’ouvrages, romans, essais, pamphlets et pièces de théâtre ainsi que de plusieurs scénarios de film.
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Jean Cau reçu en 1961, le prix Goncourt pour son roman La Pitié de Dieu. Le voici en interview avec Jacques Chancel dans l’émission « Radioscopie » sur France Inter en 1976 :
Jésus-Christ, le Christ ou simplement Christ, est le nom donné par l’ensemble des chrétiens à Jésus de Nazareth qu’ils considèrent comme le Messie, « l’oint du Seigneur » annoncé par l’Ancien Testament du judaïsme, mort et ressuscité pour le salut des hommes. La plupart des chrétiens reconnaissent Jésus-Christ comme le Fils unique de Dieu et comme l’une des trois personnes du Dieu trinitaire. Sa mère est la Vierge Marie.
Il faut croire que cette image d’un tatouage du « Christ au milieu du dos » resta dans la tête de Renaud, puisque 31 ans plus tard (soit en 2016) il se fit faire un tel tatouage :
Vous pourrez visionner ci-bas la mini-série italo-britannique « Jésus de Nazareth » de six heures et seize minutes, réalisée par Franco Zeffirelli en 1977. La série raconte la naissance, le ministère, le procès, la mort et la résurrection de Jésus de Nazareth tels que présentés dans le Nouveau Testament.
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Le porte-avions Clemenceau
Renaud mentionne à plusieurs reprises le porte-avions Clemenceau dans sa chanson « Trois Matelots » :
Nous étions trois jeunes matelots
Trois beaux marins grands et costauds
Embarqués un jour à Toulon
Sans uniformes et sans galons
Sur le porte-avions Clemenceau
(…)
Dieu qu’elle est belle
L’histoire des trois matelots
Presque aussi belle
Que l’pont du Clemenceau
(…)
Dieu qu’elle est longue
L’histoire des trois matelots
Presque aussi longue
Que l’pont du Clemenceau
(….)
Dieu qu’elle est dure
L’histoire des trois matelots
Presque aussi dure
Que l’pont du Clemenceau
(…)
Mais s’il est bon, mais s’il est beau
Même s’il est un peu alcoolo
Qu’il fasse son tour de la terre
Tout seul sur un bateau en fer
Mais pas sur l’pont du Clemenceau
Le Clemenceau (indicatif visuel R98 puis, après 2002, coque Q-790), souvent surnommé familièrement « Clem » dans la marine, fut le 6e porte-avions entré en service dans la Marine française mais seulement le 2e construit en France (après le Béarn) et le 1erconçu dès l’origine comme tel.
Resté en service du au il constitua, en même temps que le Foch, son sister-ship mis en service un an après lui, la pièce maîtresse de la marine nationale. Durant sa (longue) carrière, le Clemenceau a parcouru plus d’un million de nautiques sur tous les océans et mers du globe. Bien qu’étant le premier bâtiment opérationnel à porter le nom de Clemenceau (en l’honneur de Georges Clemenceau), ce patronyme avait déjà été attribué à un cuirassé, dérivé du cuirassé Richelieu, mis sur cale en 1939 et jamais achevé, puis à un projet de porte-avions léger PA 28, budgété en 1947 et abandonné en 1949.
Voici un reportage de Régis Forissier et Eugène Bollard consacré à l’escadrille des crusaders lors d’exercices d’entraînement sur la plate-forme du porte-avions Clemenceau. Ce reportage, intitulé « Premier appontage », fut diffusé dans l’émission « Les coulisses de l’exploit » sur RTF Télévision le 15 décembre 1965 :