Soutien Palestine : Concert gagnant

Vitry le mensuel

N° 241, septembre 2026

CHRONIQUE

Soutien Palestine
Concert gagnant

Le 2 juillet, le théâtre Jean-Vilar accueillait un concert de soutien en faveur du chanteur palestinien Mahmoud Mabrouk et d’une cinquantaine d’artistes gazaouis lauréats du programme PAUSE.

Julian Renard

À 20 h 04, les lumières s’éteignent sur la scène du théâtre Jean-Vilar. Une voix suave s’élève pour un piano-voix. C’est celle de Bachar Murad qui interprète le titre Samed. Le ton de la soirée est donné : il sera question de résistance, de résilience et d’espoir.

« Depuis 2023, 26 artistes de Gaza, soit plus de 150 personnes si on compte leurs familles, ont pu bénéficier du programme PAUSE », détaille sur scène Basile Michardière, membre de Ma’an For Gaza. À l’arrivée de chaque artiste sur les planches, des « Tahia, tahia Palestine » fusent et des drapeaux palestiniens virevoltent. À l’occasion de ce concert, organisé à l’initiative de l’artiste Cécile Hercule, de nombreux interprètes se succèdent sur scène, de Médine à Renaud en passant par Romane Bohringer, brisant le silence du monde culturel face à ce conflit meurtrier. C’est ensuite au tour de Tryo, de retour après trois ans de silence, de soulever la salle. Dès les premières notes de L’Hymne de nos campagnes, les spectateurs se mettent à danser et à chanter. Merlot propose lui une approche singulière. « Je vais interpréter la chanson Bint El Shalabiya, comme je l’ai apprise à Gaza, c’est-à-dire sans électricité », commence le chanteur, en débranchant son micro. Le public doit tendre l’oreille, mais la magie opère. Dans un silence de cathédrale, les claquements de doigts font office de métronome pour un moment suspendu dans le temps. Également présent, Cali a fait le choix de sa setlist naturellement. « J’ai opté pour L’Exil. Je crois que c’est le titre parfait », dévoile-t-il à quelques minutes de monter sur scène. Le chanteur engagé ne s’est pas trompé. Il finit son morceau debout, porté à bout de bras par le public. Une métaphore parfaite de la soirée ■ Jérôme Robert

 

 

Source : Vitry le mensuel