Le huitième album studio de Renaud, Putain de camion, ainsi que la chanson titre furent dédiés aux deux enfants de son ami Coluche, Marius et Romain, à la femme de Renaud à l’époque, Dominique, ainsi qu’à sa fille Lolita (dont Coluche était le parrain) :
En effet, Michel Colucci (dit Coluche) est mort quelques années plus tôt, le 19 juin 1986, en percutant un camion à moto. La couverture de l’album affiche sobrement un bouquet de coquelicots (les fleurs préférées de Coluche) sur un fond noir :
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Une dédicace s’adresse à Marius et Romain, les deux fils que le comique a laissé orphelins.
Pour en connaître davantage sur Coluche, Marius, Romain, Dominique et Lolita, c’est par ici !
Dans le cadre de l’émission Les Enfants du rock, Renaud s’est rendu en Afrique du Sud pour interviewer le chanteur Johnny Clegg pour qui il avait eu un coup de cœur. Ému par son combat contre l’Apartheid, Renaud lui a dédié la chanson Jonathan :
Dans cette chanson, Renaud mentionne quelques discussions avec Johnny Clegg à propos de plusieurs personnalités politiques :
Entre les loups, les agneaux,
Jonathan, je t’ai choisi.
Tu m’as raconté Neil Aggett
Et Steve Biko.
Assassinés par les fachos.
Moi, je t’ai parlé d’Éloi Machoro
Des enfoirés qu’ont eu sa peau
Et puis Loïc, et puis nos flics
Jonathan, prête-moi ta guitare que j’t’explique
Pour en connaître davantage sur Johnny Clegg, Neil Aggett, Steve Biko, Éloi Machoro et Loïc, c’est par ici !
Dans sa chanson La Mère à Titi, Renaud mentionne un de ses musicien, un militaire et homme d’État espagnole ainsi que la mère de Jésus :
Sur la dentelle noire
Y’a la mort d’un taureau
Qui a du mal à croire
Qu’il est plus sous Franco
Y’a une pauvre Vierge
Les deux pieds dans la flotte
Qui se couvre de neige
Lorsque tu la gigotes
C’est tout p’tit chez la mère à Titi
Mais y’a tout c’que j’te dis
C’te femme-là, si tu la connais pas
T’y crois pas, t’y crois pas
Pour en connaître davantage sur la mère à Titi, Jean-Pierre Bucolo (« Titi »), Francisco Franco et la Vierge Marie, c’est par ici !
Dans sa chanson Triviale poursuite, Renaud pose plusieurs questions, dont certaines ayant trait à des personnalités militaires et politiques :
Question d’géographie :
Où est la Kanaky ?
Combien de flics, de soldats
Pour tenir Nouméa.
Pour flinguer Éloi ?
Vingt ans pour Otelo,
Autant pour Mandela
Et combien de hors-la-loi
Chez ces p’tits juges en bois
Dont on fait les salauds ?
Pour en connaître davantage sur Éloi Machoro, Otelo Saraiva de Carvalho et Nelson Mandela, c’est par ici !
Par sa chanson Rouge-gorge, Renaud rend hommage au très populaire photographe français, Robert Doisneau :
Chante la mémoire
Que Doisneau préserve
De Paris, le soir
D’avant qu’elle crève
Chante la bâtarde
Paris-la-soumise
Que Doisneau regarde
Et qui agonise…
Qui agonise…
Robert Doisneau est né le à Gentilly et est mort le à Montrouge. Il était un photographe français parmi les plus populaires après-guerre. Il fut, aux côtés de Willy Ronis, d’Édouard Boubat, d’Izis, d’Émile Savitry ou d’Albert Monier l’un des principaux représentants du courant de la photographie humaniste française.
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En 1932, Robert Doisneau vend son premier reportage photographique, qui est diffusé dans l’Excelsior. En 1934, le constructeur automobile Renault de Boulogne-Billancourt l’embauche comme photographe industriel, mais, du fait de ses retards successifs, il se fait renvoyer cinq ans plus tard. Désormais sans emploi, Doisneau tente de devenir photographe illustrateur indépendant. Il sera un des plus prolifique collaborateurs de la revue artistique et littéraire Le Point fondée en 1936 par Pierre Betz et l’éditeur d’art Pierre Braun, pour laquelle il réalise ses premiers portraits de Picasso, Braque, Paul Léautaud.
Après la Seconde Guerre mondiale, Robert Doisneau devient un photographe indépendant en intégrant officiellement, dès 1946, dans l’agence de photographie Rapho. Il se met alors à produire et à réaliser de nombreux reportages photographiques sur des sujets très divers : l’actualité parisienne, le Paris populaire, des sujets sur la province ou l’étranger (URSS, États-Unis, Yougoslavie, etc.). Certains de ses reportages paraîtront dans des magazines comme Life, Paris Match, Réalités, Point de vue, Regards, etc.
Doisneau publiera une trentaine d’albums dont La Banlieue de Paris (Seghers, 1949), avec des textes de Blaise Cendrars. Son talent de photographe sera récompensé à diverses reprises, dont le prix Kodak en 1947 et le prix Niépce en 1956. En 1992, Doisneau présente une rétrospective au Modern Art Oxford. Ce sera la dernière exposition de ses œuvres organisée de son vivant. En 1994, le festival des Rencontres d’Arles présentait Hommage à Robert Doisneau.
Robert Doisneau est l’un des photographes français les plus connus à l’étranger notamment grâce à des photographies comme Le Baiser de l’hôtel de ville (voir ci-haut). Ses très nombreuses photographies en noir et blanc des rues de Paris d’après-guerre et de sa banlieue et de photos d’écoliers ont fait sa renommée. Il enregistra pendant près d’un demi-siècle des milliers de portraits du petit peuple de Paris.
Renaud discuta de Robert Doisneau lors d’une interview avec Frédéric Mitterrand dans l’émission « Du côté de chez Fred » (sur Antenne 2) le 9 octobre 1989 :
Voici un court documentaire d’Hervé Lachize réalisé en 1993 (soit environ une année avant la mort de Robert Doisneau) simplement intitulé « Paris Doisneau » :
Dans sa chanson humoristique Allongés sous les vagues, Renaud mentionne trois célèbres acteur et actrices (incluant un jeu de mots avec le mélange de « Marilyn Monroe » et « Greta Garbo », devenues « Marilyn Garbo ») :
Il faisait du soleil
Ou faisait du vélo
Moi je l’ai vue pareille
À Marilyn Garbo
J’étais musclé comme un
Copain d’Marlon Brando
Qu’est pas sur la photo
Mais qu’est musclé très bien
Pour en connaître davantage sur Marilyn Monroe, Greta Garbo et Marlon Brando, c’est par ici !
Dans sa chanson humoristique Socialiste, Renaud mentionne plusieurs personnalités publiques :
Elle m’a parlé d’Bernard Tapie
Enthousiaste
M’a dit qu’il avait du génie
Et d’la classe
J’lui ai dit : t’as raison, Ginette,
C’est Karl Marx
En plus balèze, en plus honnête
En plus efficace
Moi j’étais rien-du-toutiste
Anarcho-mitterrandiste
J’sais même pas si ça existe
Mais ça m’excite
Pi elle m’a dit qu’elle avait des
Relations
Qu’elle était pote avec un pote
A Tonton
Qu’elle avait dîné y’a un mois
Chez Jack Lang
Que Guy Bedos avait r’pris quatr’fois
De la viande
J’ui ai dit qu’moi j’fréquentais plus
Les salons
Que j’avais connu Charles Hernu
En prison
Qu’j’avais bouffé une fois dans un
Ministère
Qu’objectivement c’était meilleur
Chez ma mère
On peut pas être à la fois
Et au four et au moulin
On peut pas être à la fois
Jean Dutourd et Jean Moulin…
Pour en connaître davantage sur Bernard Tapie, Karl Marx, François Mitterrand, Jack Lang, Guy Bedos, Charles Hernu, Jean Dutourd et Jean Moulin, c’est par ici !
Dans sa tendre chanson Petite, Renaud mentionne quatre personnes décédées en 1986 (incluant son ami Michel Colucci, dit Coluche) :
Et puis ces déchirures à jamais dans ta peau
Comme autant de blessures et de coups de couteau
Cicatrices profondes pour Malik et Abdel
Pour nos frangins qui tombent, pour William et Michel
Pour en connaître davantage sur Malik Oussekine, Abdel Benyahia, William Normand et Michel Colucci, c’est par ici !
Dans sa chanson humoristique Chanson dégueulasse, Renaud mentionne plusieurs personnalités publiques ainsi qu’un journal :
Comme un gars qu’aurait bouffé du vautour
Roulé des galoches a un troupeau d’hyènes
Y r’foulait du goulut comme si d’puis toujours
Il’avait embrassé les idées d’Le Pen
Il aimait Julie et la Julie donc
L’aimait en retour, elle qui jamais
N’avait pu conquir le cœur de quiconque
Accepta l’amour que le Hugues offrait [« Hugues Aufray »]
Comme quelqu’un qu’aurait marché sur la tête
A Ducon-Pauwels ou à B.H.L.
Comme quelqu’un qu’aurait taillé ses chaussettes
Dans un vieux Libé aux pages culturelles
Pour en connaître davantage sur Jean-Marie Le Pen, Hugues Aufray, Louis Pauwels, Bernard-Henri Lévy et le « Libé », c’est par ici !
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Hommages et duos durant l’émission « Champs-Élysées », avec Michel Drucker le 10 septembre 1988 (sur Antenne 2)
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Francis Cabrel est venu rejoindre Renaud pour chanter en duo La pèche à la ligne
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Vanessa Paradis a interprété la chanson de Renaud Morts les enfants
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Renaud a rendu hommage à Coluche en interprétant sa chanson Putain de Camion
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