Vidéo la plus regardée en juin 2021

Sans surprise, puisque les commentaires des fans de Renaud furent extrêmement positifs !

« Renaud, mon frère » : Putain de documentaire !

TMC, en association avec RFM et avec le soutien de la Sacem, présenta mercredi le 2 juin 2021 un documentaire inédit intitulé « Renaud, mon frère : le chanteur préféré des Français ». Voici la description offerte pour ce documentaire :

Renaud raconté par son frère jumeau David et sa petite sœur Sophie, jusque-là restée dans l’ombre, c’est la promesse de ce documentaire.

Une parole intime accompagnée d’autres témoignages inédits comme ceux de ses amis de jeunesse, ses premières petites amies de lycée ou encore celui très émouvant et exclusif d’Ingrid Betancourt, pour laquelle il s’est incroyablement mobilisé alors qu’elle était otage des FARCS. Le film retrace la vie du chanteur depuis sa plus tendre enfance et ce grâce à un grand nombre d’archives familiales la plupart inédites. On y découvre aussi les images les plus récentes de Renaud lors d’une visite de son frère à l’Ile-sur-la-Sorgue.

David Séchan raconte tout de l’intérieur. Son enfance, son parcours, son univers, ses blessures ou encore ses combats : humanistes, écologiques, politiques. Sa sœur et ses amis comme Pia, la fille de Georges Moustaki, nous parlent de l’ami et de l’amoureux qu’il est…

Qui mieux que le frère et la sœur de Renaud pour parler du fameux clan Séchan dont le chanteur s’est toujours senti très proche ? Comment ont-ils fait face au succès de leur frère ? Mais aussi à ses démons ? Comment Renaud s’est-il construit ? Quel frère est-il ? …Les proches du chanteur remettent aussi les pendules à l’heure sur ce qui se dit parfois dans la presse et qui les blessent profondément. David reviendra sur ce qui les a réunis ou confrontés à travers les âges. Ce qui est sûr pour autant aujourd’hui, c’est qu’il veut célébrer son frère. Celui qu’on connaît dans la France entière par son seul prénom. Un poète des temps modernes, pour qui la langue française est un patrimoine précieux et infini et qui mérite une fois de plus un « putain de documentaire ».  Avec les témoignages de :

        • David Séchan (frère de Renaud)
        • Sophie Séchan (petite sœur de Renaud)
        • Ingrid Bétancourt (ex-otage et amie de Renaud)
        • Mélanie Delloye (fille d’Ingrid Bétancourt)
        • Pia Moustaki (amie de Renaud et fille de Georges Moustaki)
        • Dridda Perrier (ex-petite amie de Renaud)
        • Michel Pons (premier accordéoniste de Renaud)
        • Mourad Malki (ami de Renaud)

Et voici la bande-annonce de ce documentaire :

Le lundi précédant la diffusion du documentaire (soit le 31 mai 2021), David Séchan avait accordé une interview en profondeur à Olivier Desprince dans l’émission  « Delirium City » diffusée sur Radio FMR (89.1) :

Voici une critique fort enthousiaste de ce documentaire par Eva Roque dans l’émission « Culture média » diffusée sur Europe 1 dans la matinée du 2 juin 2021 :

Vous pourrez visionner « Renaud, mon frère : le chanteur préféré des Français » sur le site de TMC en cliquant ici. À noter qu’il vous faudra créer un compte sur TF1 sur vous n’en avez pas déjà un (c’est gratuit !) :

  
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Retour sur la chanson à succès « Marche à l’ombre »

Le 5ème épisode de l’émission « Les plus grandes chansons comiques » fut consacré à cette chanson de Renaud datant de 1980. L’épisode fut diffusé le 8 juin 2021 et présenté par Le Théâtre des Deux Ânes en collaboration avec la journaliste Caroline Pastorelli. Depuis quelques semaines, ceux-ci proposent un tour d’horizon de l’humour en chanson, des chansonniers d’après-guerre, des chanteurs de cabaret aux humoristes d’hier et d’aujourd’hui.

Les extraits musicaux utilisés au cours de ce 5ème épisode incluent :

En souvenir de cette époque, voici Renaud interprétant « Marche à l’ombre » dans l’émission « Collaro Show » (avec Stéphane Collaro) diffusée sur Antenne 2 le 23 janvier 1980 :


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« Renaud, mon frère » : Putain de documentaire !

TMC, en association avec RFM et avec le soutien de la Sacem, présenta mercredi le 2 juin 2021 un documentaire inédit intitulé « Renaud, mon frère : le chanteur préféré des Français ».

Voici la description offerte pour ce documentaire :

Renaud raconté par son frère jumeau David et sa petite sœur Sophie, jusque-là restée dans l’ombre, c’est la promesse de ce documentaire.

Une parole intime accompagnée d’autres témoignages inédits comme ceux de ses amis de jeunesse, ses premières petites amies de lycée ou encore celui très émouvant et exclusif d’Ingrid Betancourt, pour laquelle il s’est incroyablement mobilisé alors qu’elle était otage des FARCS. Le film retrace la vie du chanteur depuis sa plus tendre enfance et ce grâce à un grand nombre d’archives familiales la plupart inédites. On y découvre aussi les images les plus récentes de Renaud lors d’une visite de son frère à l’Ile-sur-la-Sorgue.

David Séchan raconte tout de l’intérieur. Son enfance, son parcours, son univers, ses blessures ou encore ses combats : humanistes, écologiques, politiques. Sa sœur et ses amis comme Pia, la fille de Georges Moustaki, nous parlent de l’ami et de l’amoureux qu’il est…

Qui mieux que le frère et la sœur de Renaud pour parler du fameux clan Séchan dont le chanteur s’est toujours senti très proche ? Comment ont-ils fait face au succès de leur frère ? Mais aussi à ses démons ? Comment Renaud s’est-il construit ? Quel frère est-il ? …Les proches du chanteur remettent aussi les pendules à l’heure sur ce qui se dit parfois dans la presse et qui les blessent profondément. David reviendra sur ce qui les a réunis ou confrontés à travers les âges. Ce qui est sûr pour autant aujourd’hui, c’est qu’il veut célébrer son frère. Celui qu’on connaît dans la France entière par son seul prénom. Un poète des temps modernes, pour qui la langue française est un patrimoine précieux et infini et qui mérite une fois de plus un « putain de documentaire ».  Avec les témoignages de :

        • David Séchan (frère de Renaud)
        • Sophie Séchan (petite sœur de Renaud)
        • Ingrid Bétancourt (ex-otage et amie de Renaud)
        • Mélanie Delloye (fille d’Ingrid Bétancourt)
        • Pia Moustaki (amie de Renaud et fille de Georges Moustaki)
        • Dridda Perrier (ex-petite amie de Renaud)
        • Michel Pons (premier accordéoniste de Renaud)
        • Mourad Malki (ami de Renaud)

Et voici la bande-annonce de ce documentaire :

Le lundi précédant la diffusion du documentaire (soit le 31 mai 2021), David Séchan avait accordé une interview en profondeur à Olivier Desprince dans l’émission  « Delirium City » diffusée sur Radio FMR (89.1) :

Voici une critique fort enthousiaste de ce documentaire par Eva Roque dans l’émission « Culture média » diffusée sur Europe 1 dans la matinée du 2 juin 2021 :

Vous pourrez visionner « Renaud, mon frère : le chanteur préféré des Français » sur le site de TMC en cliquant ici. À noter qu’il vous faudra créer un compte sur TF1 sur vous n’en avez pas déjà un (c’est gratuit !) :

  
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Renaud : Putain de Best of !

Renaud est de retour dans les bacs aujourd’hui avec un coffret intitulé « Putain de Best Of ! » :

Voici une courte publicité sur ce coffret et ses différentes versions :

Tel que mentionné par Charts in France :

Renaud revient dans les bacs. Le chanteur sortira le 28 mai prochain la compilation « Putain de Best Of ! », contenant ses plus grands tubes, en triple CD et double vinyle.

Cette compilation retracera 45 ans de carrière à travers 60 chansons réparties sur trois CDs, de ses premiers succès comme « Hexagone » ou « Laisse béton » aux plus récents « Toujours debout » et « Les animals », en passant par les grands succès qui ont fait sa carrière comme « Mistral gagnant », « Morgane de toi », « Manhattan-Kaboul » ou « Miss Maggie ».

Ce « Putain de Best Of ! » sortira également en édition double vinyle, qui contiendra une sélection de 20 morceaux parmi les 60 présents sur le triple CD ainsi qu’un livret de 32 pages avec un texte écrit par Johanna Copans sur le 14ème arrondissement de Paris, là où Renaud a grandi.

Voici quelques autres articles à propos de ce nouveau « best of » :

Il a également été annoncé que ce « Putain de Best Of ! » paraîtra le 5 novembre 2021 sous la forme d’un coffret Super Deluxe contenant :

    • le triple CD
    • le double vinyle de couleur
    • un puzzle format vinyle
    • un jeu de dominos en carton à découper
    • une affiche, et
    • un livret en grand format.

Des heures de plaisir en perspective ! En rappel, voici l’une des chansons incluses dans le coffret trois CDs, « Où c’est qu’j’ai mis mon flingue ? » :

  
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Il y a 20 ans paraissait l’album « Hexagone 2001… rien n’a changé »

En effet, le premier album entièrement en hommage à l’œuvre de Renaud paru en mars 2001. Intitulé « Hexagone 2001 …rien n’a changé », il s’agit d’un album de reprises de chansons de Renaud par un collectif d’artistes de rap :

L’album inclut 19 titres pour près d’une heure de reprises :

Voici la version revisitée de « Marche à l’ombre » par le collectif de hip-hop français Saïan Supa Crew :

Et voici la version revisitée d’ « Hexagone » par A.Speak, Awax, Cynefro, Doudou Masta, EJM et Fdy Phenomen :

Enfin, voici quelques articles et interviews à propos de cet album en hommage à l’œuvre de Renaud :

Vous pourrez vous le procurer en cliquant ici !

  

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Retour sur la parodie de la chanson « Les Ricains » de Michel Sardou

Lors de sa tournée de spectacles en 1977, Renaud parodia la chanson de Michel Sardou « Les Ricains ». Voici la chanson originale :

Et voici un enregistrement en spectacle de la parodie de Renaud, intitulée « Pastiche 51 » (lors d’un concert à Woluwe-Saint-Pierre (Belgique)) :

Renaud n’était pas tendre avec Michel Sardou (« Si Michel Sardou n’était pas là, le show-business sentirait bon. C’est p’t’être un peu dur c’que j’dis là, mais j’ai pas d’pitié pour les cons »)… Vous pourrez lire toutes les paroles de cette parodie en cliquant ici.

Par contre, Renaud semble avoir appris à apprécier Michel Sardou par la suite. Tel que mentionné dans la revue Schnock de décembre 2017, les deux chanteurs se sont rencontrés sur le plateau de l’émission « Champs-Élysées » diffusée sur Antenne 2 le 14 octobre 1989 :

Anthony Martin d’RTL est revenu sur cette parodie de Renaud dans son émission La pépite musicale du 15 mars 2021. Voici quelques extraits de l’article publié à cet effet, suivis du segment d’émission en question :

Quand Renaud parodiait « Les Ricains » de Michel Sardou

On va sourire un peu avec une parodie d’une chanson de Michel Sardou… En 1967, après plusieurs essais sans succès, Sardou se faisait enfin remarquer avec Les Ricains… « Si les Américains n’avaient pas été là, on serait tous Allemands à l’heure qu’il est », voilà ce que nous disait Michel Sardou dans son texte à l’origine écrit pour Alain Delon, que le chanteur figurant avait rencontré sur le tournage de Paris brûle-t-il… Finalement Alain Delon n’avait pas voulu l’enregistrer, Sardou l’a fait et sa carrière a décollé comme ça.

Une dizaine d’années plus tard, alors que Sardou traçait sa route, Renaud apparaissait dans notre paysage musical. Il commençait à faire parler de lui avec ses jambes arquées et son premier album, il avait déjà troqué sa casquette gavroche pour un perfecto, et Renaud débutait sur scène, avec au programme ses chansons : Je suis une bande de jeunes, Adieu Minette, Hexagone, Laisse béton, et en fin de concert notamment dans les MJC, il se payait la tête de Sardou en interprétant, du haut de ses 24 ans, une parodie de la chanson Les RicainsCette parodie n’est jamais sortie officiellement, seulement sur des disques pirate. 

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Vidéo la plus regardée en février 2021

Il s’agit en fait d’une série de vidéos associées au lancement du coffret « Renaud Tatatsin ! ». À découvrir !

Maintenant disponible : Le coffret « Renaud Tatatsin ! »

En effet, ce coffret de deux DVD plus un CD est disponible depuis le 2 février 2021 :

L’Institut national de l’audiovisuel (Ina) a dévoilé ce coffret inédit rassemblant plus de trois heures d’archives des meilleurs moments télé de Renaud, incluant :

    • DVD 1 : Les débuts (32 min) et les tubes (1h38) – Plus d’une cinquantaine de chansons « live », dont des duos inattendus et des reprises, entrecoupées de morceaux choisis d’interviews.
    • DVD 2 : « Renaud ch’ti qui gagne » (26 min), « Les darons » (34 min) et « Auto-interview » (8 min).
    • CD : Renaud – confidentiel (1h25). En 1984, Renaud accorde un long entretien à Noël Simsolo pour France Culture au cours duquel il raconte son enfance heureuse porte d’Orléans à Paris, son adolescence marquée par Mai 68, ses tout débuts et sa passion pour la chanson réaliste.
    • Un livret de 12 pages avec une préface de son frère jumeau, David Séchan, et des photos rares issues des archives de l’Ina.

Selon l’Institut national de l’audiovisuel :

De 1975 jusqu’au début des années 2000, Renaud a trainé ses santiags et son blouson noir sur les plateaux de télévision. De « Camarade Bourgeois » à « Mistral Gagnant », de « Manu » à « Mon Beauf’ » en passant par « En cloque », il nous régale de ses textes tendres, drôles, intimes, engagés, parfois teigneux mais toujours profondément humains. Il nous transmet aussi sa passion pour la chanson française avec de nombreuses reprises de chansons réalistes (« Tel qu’il est, il me plaît » avec Annie Cordy, « C’est un mauvais garçon »… ) et les chansons de Georges Brassens, qu’il admire. A travers une soixantaine de chansons interprétées en live et des morceaux choisis d’interview, c’est toute la personnalité et le monde de Renaud que cette anthologie nous révèle, ses contradictions, sa sensibilité, ses engagements, sa poésie et son amour pour les plus modestes.

En voici la bande-annonce officielle :

Selon cet article d’AVCesar :

Au total, plus d’une cinquantaine de chansons live, dont des duos inattendus et des reprises, entrecoupées de morceaux choisis d’interviews. Soit trois heures d’archives proposées sur deux DVD pour traverser la carrière mouvementée, tendre et engagée de Renaud. Le coffret est également complété par un CD proposant un entretien de 1h25 avec Noël Simsolo pour France Culture en 1984, lors duquel Renaud revient sur son enfance, Mai 68 et ses débuts de compositeur. Un livret de 12 pages complète le tout.

Des archives exceptionnelles

Une carrière qui l’aura vu grandir et évoluer sur les plateaux de télévision, depuis sa première apparition en 1975, et que l’Ina propose de redécouvrir dans un coffret DVD exceptionnel intitulé Renaud, Tatatsin!. « Les extraits d’émissions étalés sur près de 25 ans présentés dans ces DVD sont le déroulé d’une grande partie de la carrière de Renaud et de sa représentation. Mais si les réalisateurs passent, les styles, les décors et les effets spéciaux aussi, ainsi que les modes de captation, l’œuvre, elle, sensible, humaine et généreuse de Renaud reste et restera inchangée. Pour le plus grand bénéfice de ces archives exceptionnelles », note David Séchan, le frère jumeau de Renaud.

Voici deux reportages de BFMTV sur ce coffret diffusés le jour de son lancement le 2 février 2021 :

Et voici quelques articles discutant du nouveau coffret :

Pour vous procurer ce coffret inédit, c’est par ici !

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Interview de David Séchan avec Élodie Suigo

Au cours de cette interview diffusée sur franceinfo le 18 février 2021, le frère jumeau de Renaud, David Séchan, et Élodie Suigo discutent de plusieurs facettes de la vie et de la carrière de Renaud, incluant :

    • La sortie d’un double DVD plus un CD en collaboration étroite avec l’Ina : Renaud Tatatsin !
    • La première chanson que Renaud a écrite, « Crève salope »
    • Une des premières chansons de Renaud toujours très en demande auprès de ses fans, « Hexagone »
    • La participation de Renaud dans le film « Germinal » et sa mobilisation pour la revalorisation du salaire des figurants
    • Un retour sur la chanson mettant en évidence les combats et désillusions de Renaud, « Fatigué »
    • La période de « Renaud le Renard » et son retour en force avec l’album « Boucan d’enfer »
    • Le plus récent retour de « Renaud le Phénix » avec l’album éponyme « Renaud » et son premier single « Toujours debout »

Voici Renaud interprétant deux des chansons discutées au cours de cette interview, « Hexagone » et « Fatigué » :

 

Et voici quelques articles à propos de cette interview de David Séchan accordée à Élodie Suigo:

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Maintenant disponible : Le coffret « Renaud Tatatsin ! »

En effet, ce coffret de deux DVD plus un CD est disponible depuis le 2 février 2021 :

L’Institut national de l’audiovisuel (Ina) a dévoilé ce coffret inédit rassemblant plus de trois heures d’archives des meilleurs moments télé de Renaud, incluant :

    • DVD 1 : Les débuts (32 min) et les tubes (1h38) – Plus d’une cinquantaine de chansons « live », dont des duos inattendus et des reprises, entrecoupées de morceaux choisis d’interviews.
    • DVD 2 : « Renaud ch’ti qui gagne » (26 min), « Les darons » (34 min) et « Auto-interview » (8 min).
    • CD : Renaud – confidentiel (1h25). En 1984, Renaud accorde un long entretien à Noël Simsolo pour France Culture au cours duquel il raconte son enfance heureuse porte d’Orléans à Paris, son adolescence marquée par Mai 68, ses tout débuts et sa passion pour la chanson réaliste.
    • Un livret de 12 pages avec une préface de son frère jumeau, David Séchan, et des photos rares issues des archives de l’Ina.

Selon l’Institut national de l’audiovisuel :

De 1975 jusqu’au début des années 2000, Renaud a trainé ses santiags et son blouson noir sur les plateaux de télévision. De « Camarade Bourgeois » à « Mistral Gagnant », de « Manu » à « Mon Beauf’ » en passant par « En cloque », il nous régale de ses textes tendres, drôles, intimes, engagés, parfois teigneux mais toujours profondément humains. Il nous transmet aussi sa passion pour la chanson française avec de nombreuses reprises de chansons réalistes (« Tel qu’il est, il me plaît » avec Annie Cordy, « C’est un mauvais garçon »… ) et les chansons de Georges Brassens, qu’il admire. A travers une soixantaine de chansons interprétées en live et des morceaux choisis d’interview, c’est toute la personnalité et le monde de Renaud que cette anthologie nous révèle, ses contradictions, sa sensibilité, ses engagements, sa poésie et son amour pour les plus modestes.

En voici la bande-annonce officielle :

Selon cet article d’AVCesar :

Au total, plus d’une cinquantaine de chansons live, dont des duos inattendus et des reprises, entrecoupées de morceaux choisis d’interviews. Soit trois heures d’archives proposées sur deux DVD pour traverser la carrière mouvementée, tendre et engagée de Renaud. Le coffret est également complété par un CD proposant un entretien de 1h25 avec Noël Simsolo pour France Culture en 1984, lors duquel Renaud revient sur son enfance, Mai 68 et ses débuts de compositeur. Un livret de 12 pages complète le tout.

Des archives exceptionnelles

Une carrière qui l’aura vu grandir et évoluer sur les plateaux de télévision, depuis sa première apparition en 1975, et que l’Ina propose de redécouvrir dans un coffret DVD exceptionnel intitulé Renaud, Tatatsin!. « Les extraits d’émissions étalés sur près de 25 ans présentés dans ces DVD sont le déroulé d’une grande partie de la carrière de Renaud et de sa représentation. Mais si les réalisateurs passent, les styles, les décors et les effets spéciaux aussi, ainsi que les modes de captation, l’œuvre, elle, sensible, humaine et généreuse de Renaud reste et restera inchangée. Pour le plus grand bénéfice de ces archives exceptionnelles », note David Séchan, le frère jumeau de Renaud.

Voici deux reportages de BFMTV sur ce coffret diffusés le jour de son lancement le 2 février 2021 :

Voici également un reportage d’Isabelle Layer à propos de ce coffret dans « La chronique culture » de l’émission « Le 23h » présentée sur France Info TV le 16 mars 2021 :

Et voici quelques articles discutant du nouveau coffret :

Pour vous procurer ce coffret inédit, c’est par ici !

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Coup de gueule de Klaire fait Grr : « Renaud de toi »

Il s’agit d’une « lettre énervée pour chanteur énervant », d’une fan de Renaud née l’année de la parution de l’album Mistral gagnant. Ça fait vingt ans cette année qu’elle a « quatorze ans et demi », et en a beaucoup à raconter sur son amour de Renaud depuis son adolescence ! Un podcast enregistré le 4 décembre 2020 et mis en ligne sur ARTE Radio le 17 décembre 2020 :

Klaire fait Grr (Claire Fegrinelli) a un chanteur préféré : Renaud. Il est un peu en colère, un peu populaire, un peu picon-bière. Ou plutôt, il l’a été, et puis quelque chose a foiré. Alors elle lui écrit une lettre d’amour au vitriol. Faut dire, peut-être qu’être adulte, c’est brûler ses idoles, mais Renaud était pas obligé de fournir les allumettes et d’avaler un shot de pétrole…

Voici donc ce coup de gueule de Klaire fait Grr, suivit des crédits ainsi que des paroles :

Crédits

Renaud de toi

Tu fais chier, hein.
C’est pas l’homme qui prend la mer,
c’est ceux qui l’aiment qui prennent cher.
« Tintintin » mon cul.
Tu fais chier.

Moi je passe ma vie à t’avoir dans la tête et dans l’cœur.
Je t’aime envers et contre tous,
je brandis mes p’tits poings rageurs tout pleins de ta colère,
pour que tu m’passes au final le cœur au sanibroyeur ?
T’étais mon héros malgré que bon,

t’es devenu le mec gênant du réveillon.

            « Pon ! »

J’fais quoi, moi, avec ça ?

Y’en a qui perdent leurs parents,
Pour, heu, un crabe ou un accident,
y‘en a qui en chient,
y’en a qui en pleurent,
dans un torrent d’Alzheimer,
qui en prennent pour 10 ans de psy,
et moi j’suis là avec mes conneries ?

Tu crois que j’peux débarquer chez le docteur,
et dire « Ça va pas fort, Renaud est mort ?
Enfin juste à mes yeux, pas vraiment mort ! »
j’ai un cercueil… mais j’ai pas d’corps.
J’te déteste.

Peut-être qu’être adulte,
c’est brûler ses idoles,
mais t’étais pas obligés de fournir les allumettes
et d’avaler un shot de pétrole.
Il faut tuer l’père, mais mon père, c’est pas toi,
j’ai un poignard qui s’enfonce dans du rien, dans du gras.
J’ai un Œdipe qui serait passé chez Afflelou au lieu d’se crever les yeux,
c’est nul, et j’t’en veux.
J’vais t’dire pourquoi mon vieux.

            « Mon vieux »

Ouais, non, ça c’est pas Renaud, hein…
C’est Daniel Guichard, rien à voir…

J’ai dix ans presque trois quarts, dans une banlieue même pas dortoir.

            (Musique de l’émission de télévision « Club Dorothée »)

Ah non non, j’ai pas la télé,
j’suis trop p’tite,
pis j’ai des parents instits.
J’ai des couettes évidemment,
mais faut pas croire pour autant,
j’aime déjà pas les gens.
Y’a des coupes de cheveux tu sais,
qui disent pas la vérité !

J’ai un manteau que j’déteste à mort,
sauf à part qu’il a des grandes poches, d’accord.
J’ai vachement plein d’bonnes notes et pis,
vachement pas beaucoup d’amis.
Faut dire, je suis allergique à tout…

« Elle est allergique à tout… »

 Et j’éternue tout l’temps, partout. 

« Ah-ckrrr »
« Bouuuh ! Salade de morve !
Bouillie d’andouille ! »

J’ai dix ans trois quarts et c’est clair,
pas la meilleure panoplie pour devenir populaire.
Mais j’suis pas Causette pour autant;
c’est juste que j’renifle tout l’temps.
Attends, coupe pas la radio,
tu vas voir, t’arrives bientôt.

« Joyeux anniversaire.
Et c’est… et, c’est éteint là !
Joyeux anniversaire. » 

Le jour de gloire est arrivé…
J’ai enfin un lecteur de CD.
Je plonge tête baissée sans complexe
dans la chanson française à texte.

« Dans l’effroi, dans les flammes
Je te jetterai des sooooorts…
Pour que tu m’aimes encoooore. »

Et mon premier CD, attends, c’est pas toi,
hein, t’es marrant !
On est en 96 tu vois,
À onze ans, on t’file pas ça.

La gamine de onze ans se charge toute seule d’aller fouiller
où les parents rangent leur CD.

« Quand on a que l’am…»
« CHIANT… !»  

« Avec le temps …»
« CHIANT… !» 

« Voilà combien de jours…»
« SUPER chiant… ! » 

« CHIANT… !  SUPER chiant… ! » 

« Ils commémorent au mois de juin
Un débarquement d’Normandie
Ils pensent au brave soldat ricain
Qu’y’est v’nu se faire tuer loin d’chez lui… » 

« J’EMBRUNTE UN TRUC ! » 

 Je comprends que dalle aux références, mais j’devine que j’suis d’acc.

« Ils oublient qu’à l’abris des bombes
Les français criaient « Vive Pétain ! »
Qu’ils étaient bien planqués à Londres
Qu’y’avait pas beaucoup d’Jean Moulin » 

Bah je sais pas…
Les gentils c’est des gens moulins
et les autres c’est des gens méchants
Mais j’suis pas sûre.

Ouais enfin bon rappelle-toi,
à l’époque Internet c’est ça :

« L’encyclopédie multimédia dont vous avez toujours rêvé pour vos enfants !
Des cassettes vidéos passionnantes et même un CD-ROM pour travailler plus facilement.
29 francs seulement ! » 

Donc je galère, mais camembert.
Je devine que la colère ça va m’parler
et que je m’sens du côté des enragés.
Dans ma chambre j’ai un fauteuil,
alors j’y écoute ton CD parfois,
mais j’me prépare à bondir parce que je sais c’que tu vas dire :

« Mais en attendant je chante
Et je te crache à la gueule
Cette petite chanson méchante
Que t’écoutes dans ton fauteuil. »

Je m’lève de mon fauteuil usé,
pour pas que ça m’soit destiné.
Comme si ça suffisait à m’protéger,
je veux pas en faire partie,
je veux pas attraper… la bourgeoisie. (« La bourgeoisie »)

« Vous l’croyez, ça ?
L’équipe de France est championne du monde
en battant le Brésil 3-0 ! »  

J’ai treize ans.
J’suis déjà pas jolie,
j’suis toujours pas populaire.
Mais j’commence à comprendre que mon truc à moi,
c’est un peu l’humour,
beaucoup la colère,
et pis souvent les deux,
parce qu’on attrape pas les mouches
avec du gruyère.

« Zzzzzzzzzzzzzzzzzzz…. Pif ! »  

Ouais, je sais, mais ça rimait.

J’aime pas les trucs grandiloquents,
j’trouve que les textes qui tabassent vraiment
c’est ceux qui pètent pas
plus haut qu’leur cul.
Non mais, t’as vu,
y’a des comptines pour enfants
plus balèzes que Victor Hugo… !
Mais… mais pour être honnête,
j’ai surtout vachement pas lu Victor Hugo…

J’écoute que Brassens et toi, en gros,
et vos chansonnettes qui peuvent devenir des brûlots.
J’aime qu’il défonce la peine de mort,
à coup de gorille en liberté,
et que tu t’serves d’un p’tit chat tout mort,
pour aller bouffer du curé.

« Le petit chat est mort
Et toi et moi on va
Couci-couça
À cause de quoi ?
À cause qu’on s’demande bien pourquoi
T’as jamais un pape sur les toits
Être trop près du ciel, p’t’être qu’y z’aiment pas. »  

J’ai quatorze ans et demi.
Je déteste la guerre, et pis…
Je déteste la mort, aussi.
Je passe donc à ça d’une carrière de Miss France, oui,
mais j’t’ai dit, j’suis pas jolie.

J’ai d’la colère plein les poches,
de manteaux moches,
et j’décide d’arrêter d’manger du moineau
pis des autres animaux.
Quand je s’rai grande et lycéenne,
et bin je s’rai végétarienne.
On va s’foutre de ma gueule sûrement,
mais j’ai l’habitude, attends :

« Ah-ckrrr »

Et pis j’m’en fous.
Parce que je sais qu’sur n’importe quel bout d’terre,
face à n’importe quel gros con,
c’est ceux qu’y sont en colère qu’ont raison.

« Fatigué de parler, fatigué de me taire
Quand on blesse un enfant, quand on viole sa mère
Quand la moitié du monde en assassine un tier
Fatigué, fatigué… »  

J’ai 20 ans, et j’aime pas ça
Faut dire que j’aime pas grand-chose,
c’est pas pratique.
Pis le reste, j’suis allergique.
J’ai mis ma colère dans l’envie de jouer Phèdre et Andromaque,
pieds nus sur les planches qui craquent,
le cœur à vif,
la place à d’mi-tarif.

Quand j’s’rai grande et parisienne,
et ben j’s’rai « tragédienne » !

« ooooh oooooooooh… ! »  

Mais dans la vraie vie,
j’passe un casting Nesquik,
avec une queue de lapin en plastique.

« Songe aux cris des mourants,
dans la flamme étouffée,
sous le fer expirant. »  

« Ahhhh !!! Les céréales Nesquik
rendent le lait si chocolaté ! »  

J’vois ma colère m’émousser
et s’diluer dans le lait chocolaté.
C’est p’t’être comme ça
qu’on attrape la bourgeoisie,
à force de devoir tout diluer
dans du chocolat pourri…

« Société, société…
Tu m’auras pas. »  

J’deviens adulte à moitié,
j’deviens cette fille un peu ratée,
un peu… à côté d’la plaque.
J’pourrais sombrer, j’pourrais couler,
mais y’a des mots,
souvent y’a tes mots,
qui m’rattrapent par le colback,
qui m’disent :
 « Attends, c’est pas toi qu’y’est bizarre,
c’est juste le monde qu’y’a une gueule de cauchemar. »

« Maréchaux assassins,
l’amour ne vous dis rien,
à part bien-sûr celui,
de la patrie, hélas,
cette idée dégueulasse
qu’à mon tour je conchie. »

Alors parfois, comme t’as pu faire,
je noie mes peurs dans l’picon-bière.
Ça peut pas être un problème,
un truc aussi joli que picon-bière.

« Le jour où tu t’ramènes,
j’arrête de boire, promis,
au moins toute une semaine,
ça s’ra dure mais tant pis ! »

J’ai pas encore trente ans.
J’m’attache à une gamine, pas à moi,
à qui j’file un bout d’mon cœur comme ça,
comme on file un bout de son pain au chocolat,
un bout qu’on r’verra plus,
parce que, ben, salut !
Ton père m’aime plus.

« Tu peux pas t’casser il pleut,
ça va tout mouller tes ch’veux
Et pis d’abord ça suffit,
on s’casse pas à six ans et d’mi ! »

Et cette année-là,
y’a mon monde qui s’écroule dans un boucan d’enfer,
y’a ma valise chez ma mère,
y’a des balles qui volent dans Paris,
y’a des balles qui volent dans Charlie.
Et toi, sans dec., dans tout c’boxon,
tu trouves pas plus con
que d’dire en interview qu’tu vas… voter Fillon ?

« Renaud c’est mort, il est récupéré ! »  

Pour cette fois, pour une fois,
je ferme les yeux parce que j’mets ça
sur le compte d’une provoc gratis,
j’mets ça sur le compte d’une… tournée de pastis.
Eh, c’est pratique de pouvoir mettre des trucs sur le compte des autres, dis,
c’est sympa quand la maison fait crédit.

Moi là-d’dans, j’suis dev’nu « écriveuse de trucs grognons »,
et c’est un peu ta faute, t’façon.

« Quand j’s’rai grande,
j’veux être heureuse,
savoir dessiner un peu,
savoir m’servir d’une perceuse,
savoir allumer un feu. »  

T’as pas toujours les poings serrés,
même que souvent tu m’fais marrer.
Quand tu racontes les mobylettes,
l’amour et les coquillettes.
Et pis des gens qu’y’existent pas,
mais vachement r’ssemblant des fois.

« Jouer peut-être du violoncelle,
avoir une belle écriture,
pour écrire des mots rebelles,
à faire tomber tous les murs. »  

J’te dois d’m’avoir appris
à voir dans les gros mots d’la poésie.
Pis dans les p’tits mots aussi.
En fait, heu, j’aime pas grand-chose dans la vie,
mais j’aime quand ça rime.
Alors bah, j’sais pas… Merci ?

« Nous qui sommes sans passé, les femmes… »  

Pis voilà, là ça fait vingt ans
que j’ai quatorze ans et d’mi, au moins.
Mes colères ont rencontré d’autres mots que les tiens.

« Nous qui n’avons pas d’histoire… »  

Des mots de femmes, les poings battants, des mots puissants.

« Levons-nous femmes esclaves,
et brisons nos entraves ! »  

J’ai peur si j’venais à t’écouter
d’être obligée d’te détester.

« Debout, debout, debout… »  

T’étais un peu anar-gaucho,
t’étais à tendance écolo,
même que c’était pas encore la mode,
et même que la mode ça put et c’est moche,
eh, c’est plus pratique d’avoir des grandes poches.

Mais j’ai peur que c’type-là n’existe plus,
qu’il est disparu après ses trois tours de piste.
J’ai peur que t’es fait l’coup du Parti Socialiste.
J’ai peur que comme plein d’types de ta génération,
tu sois devenu un vieux con,
un de ceux qui réduisent le #metoo de mes sœurs

« Oh là là là lààààà »  

au théorème de l’ascenseur.

« On va plus pouvoir prendre l’ascenseur avec une femme
avec tout ça… »  

Alors comme j’ai peur, pour pas prendre de risque,
je t’oublie, j’te dénie,
j’te range dans un carton d’la cave où j’vais pas.

Et puis l’temps passe,
sauf que coup de grâce,
j’te vois partout, d’un coup.
Tu balances un clip merdique,
avec masque sous le nez,
comme tous les connards
trop fiers de sortir sans slibard,
avec un fond un gonzesse un peu sexy
qui sert à rien, potiche, merci !

T’as passé ta vie à affuter ta guitare contre ces blaireaux,
ces crevards qui nous r’fourguent la haine de nos prochains,
qui nous r’fourguent les poings dans nos prochaines,
et là, tu nous fais quoi ?
Le coup des Chinois ?

« Mais ça va pas ? »  

Qui mangent du chien ?

« T’as honte de rien ? »  

« T’as débarqué, un jour de Chine,
retournes-y, qu’on t’y confine.
Dans c’pays où on bouffe du chien… »  

« Ah-ckrrr »

Pis de tout ça, de ceux là-bas,
qui nous ont zigouillé l’hôpital qui se crève,
de ceux qu’y’ont brisé nos grèves,
que t’aurais pu fracasser,
de celles qui continuent d’bosser,
des précaires, des qui galèrent,
des qui peuvent plus faire la manche,
ni la révolution,
qui peuvent plus bosser comme putains dans leur camion.
T’avais que ça, à leur offrir, comme chanson ?

Et les BFM de mon cul,
qui se gavent de nos peurs,
et sont jamais repus.
Quoi, ça t’énerve plus ?
Ça t’énervait, attends,
quand j’étais p’tite, pourtant :

« L’information pour ces mecs-là,
c’est d’effrayer l’prolo l’bourgeois.
À coups d’chars russes, d’Ayatollah,
demain faites gaffe, y va faire froid.
Et à part ça ? Et ben, ça va,
s’y s’passe quelqu’chose on vous l’dira. »

Et me fais pas le coup d’l’âge et du naufrage.
Soixante balais, c’est une excuse pour être pété d’arthrose,
pas pour finir vieux con.
Moi j’ai des beaux-parents,
faut leur faire les mises à jour Windows,
mais ils ont toujours le goût d’la révolution.

J’suis fâchée,
parce que j’aurais voulu encore t’aimer,
mais là c’est trop tard,
c’est cramé…
Y’a mon minuit qui vient d’sonner.
J’suis là avec une pauvre pantoufle de verre,
de dernier verre.
Y m’reste tes vieilles chansons en bandoulière,
et j’me r’trouve comme une cendrillon à la con,
le rimmel jusqu’au menton.

Tu m’laisses en plan sur le trottoir,
Bon bah, voilà, j’te dis « Au r’voir » !

« ARTE Radio »

J’aurais bien agité mon p’tit mouchoir,
pour une fin triste et poétique,
mais moi j’peux pas…

« Point »

 … j’suis allergique.

« Com »

« Bon ben ça suffat comme-ci,
faisez-en des chansons vous. »

arteratio.com

  

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