Spécial Renaud pour le Numéro 21 de la revue « Hexagone » !

Pour son numéro trimestriel d’octobre, novembre et décembre 2021, la revue Hexagone propose un « Spécial Renaud » avec plus de 100 pages lui étant consacrées ! Tel qu’annoncé sur la page Facebook de la revue :

Il fallait bien que cela arrive un jour ! Quand même ! Alors, quand la fort belle « Putain d’expo ! » a rouvert au printemps dernier, après des mois de mise sous cloche pour raisons sanitaires, nous nous sommes dit que c’était le moment de rappeler qui c’est le grand bonhomme de la chanson, sur le podium, à côté de Tonton Georges !

Styliste incroyable, figure populaire, marqueur d’une génération (voire un peu plus…), c’est peu dire que Renaud a innervé, jusqu’à nous pousser à créer cette revue dédiée à la chanson ! Il ne l’a pas volé son blase de « chanteur innervant » ! Paris valait bien une messe pour Henri IV, Renaud vaut bien un numéro spécial pour Hexagone ! Un gros numéro de 220 pages dont la moitié sont consacrées exclusivement au gavroche de la Porte d’Orléans.

Écrit juste avec nos petits doigts, illustré par les dessins du talentueux Piérick / Dessinateur et par les photos de David Séchan fournies généreusement par l’auteur.

Avec cette photo de Renaud en couverture d’Hexagone, c’est tout à la fois retrouver nos adolescences rieuses et la naissance d’une passion pour le beau verbe, une passion qui se traduit aujourd’hui dans les pages de cette revue dédiée à la chanson d’expression française. Alors, pour tout ça, merci Renaud !

Bonne lecture, bel automne,

En effet, un « Spécial Renaud » semblait être une évidence pour cette revue consacrée à la chanson d’expression française !

 

Tel que mentionné par David Desreumaux dans son édito « Tatatssin ! » :

Dis-moi cher lecteur, tu ne l’attendais pas un peu, depuis plus de cinq ans, ce numéro ? Derrière mon clavier je t’imagine, chaque trimestre vitupérant devant ta boîte aux lettres : « Ah bah, encore raté ! C’est quand qu’ils vont nous le pondre ce putain de numéro sur Renaud, bordel de bordel ? Bordel ! »

Eh bien rassérène-toi cher lecteur : c’est maintenant, et on n’a pas fait semblant. Nous y sommes carrément allés de notre « numéro spécial », comme ils disent dans les grandes rédactions. Deux cent vingt pages, ça claque, non ? Dont la moitié consacrées au chanteur énervant. Et encore, on a l’impression de ne pas avoir écrit la moitié de ce qu’on voulait écrire. De ne pas avoir rencontré le centième des personnes que l’on aurait souhaité. 

Si dans ces pages notre admiration pour cet éternel enfant est sans cesse sous-jacente (note l’allitération !), nous vous convions surtout à  relire le parcours de cet artiste hors du commun. De ce mecton pas bidon qui, à l’instar d’un Georges Brassens, a usé de l’humour en contrebande. De ce rejeton de la porte d’Orléans qui, à la force de ses chansons, deviendra une des grandes populaires de notre époque. Pour tout programme, ce sont ses années flamboyantes que nous vous donnons à explorer.

La parution d’Hexagone est trimestrielle. Le format de la revue, passé au format papier en 2016, est épais (de l’ordre de 200 pages). La maquette est soignée et laisse une place importante à la photographie. Hexagone reçue en 2017 le Prix Jacques Douai, créé en 2007 par Jacques Bertin en récompense d’un artiste, d’une structure ou d’une personnalité qui participe à la visibilité de la chanson francophone. Ce prix est soutenu par la SACEM et l’ADAMI.

Ce « Spécial Renaud » inclut des interviews avec, entre autres, les commissaires de la « Putain d’expo ! », David Séchan et Johanna Copans, ainsi qu’avec le scénographe de cette exposition, Gérard Lo Monaco. Il inclut également plusieurs articles revisitant l’œuvre de Renaud et son parcours :

La revue est ponctuée de magnifiques dessins et photos, dont en voici quelques exemples :

Vous pourrez vous procurer ce numéro « Spécial Renaud » de 220 pages en cliquant ici . N’hésitez pas, vous ne le regretterez pas !
  

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Pour (re)voir « Renaud, l’amoureux de Paname »

Il s’agit d’un documentaire inédit diffusé sur France 3 le lundi 26 avril 2021 :

Depuis son premier en 1975, intitulé Amoureux de Paname, Renaud a souvent chanté la capitale où il est né en 1952. Son compositeur et guitariste Jean-Pierre Bucolo, son pianiste Alain Lanty, le journaliste Bertrand Dicale, entre autres, évoquent les plus grands succès de ce phénix de la chanson. 

Renaud et Paname c’est une grande histoire… Loin des guides touristiques, mais tellement proche de ceux qui y vivent… Et ça fait 70 ans que ça dure…

Ce documentaire de 52 minutes est de Géraldine Germanaud et fut présenté par Wendy Bouchard dans l’émission « La France en vrai ». Eva Roque en discuta brièvement dans l’émission « Culture média » diffusée sur Europe 1 dans la matinée du 26 avril 2021 :

Voici des extraits de deux intervenants, le chanteur Bénabar et le guitariste Jean-Pierre Bucolo (le fameux « Titi » !) :

Voici donc ce documentaire en entier tel que diffusé sur France 3 le 26 avril 2021 :

 

Et voici quelques articles mentionnant ce documentaire :

Un film de Géraldine Germanaud co-produit par Morgane Production / France 3 Paris Île-de-France. Avec les participations de Bénabar, Johanna Copans, Jean-Pierre BucoloBertrand Dicale, Alain Lanty, Erwan L’ÉléouetPascal Obispo, Gaëtan Roussel et Sotha.

Profitez-en, la vidéo ne sera peut-être pas disponible très longtemps !
  

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« Renaud : putain de livre ! » par Johanna Copans et David Séchan

Il s’agit du livre officiel de la « Putain d’expo ! » consacrée à Renaud au Musée de la Musique de la Philharmonie de Paris du 16 octobre 2020 au 2 mai 2021. « Renaud : putain de livre ! » est paru le 8 octobre dernier et est publié par la maison d’édition Plon :

La « Putain d’expo ! » raconte l’univers de Renaud à travers un paysage visuel autant que musical. « Renaud : putain de livre ! » est, tout comme l’exposition, composé de quatre sections qui sont autant de facettes du chanteur :

    • Renaud le révolté,
    • Renaud le poète-portraitiste,
    • Renaud l’engagé, et
    • Renaud l’amoureux de l’enfance.

Riche de plus de 200 iconographies, le livre comporte de nombreuses archives personnelles inédites, manuscrits, dessins et documents rares et photographies. L’ouvrage est préfacé par les deux commissaires de l’exposition : David Séchan, frère jumeau de Renaud, et Johanna Copans, spécialiste de l’artiste et autrice d’un ouvrage sur ses chansons.

Chaque chapitre est accompagné d’un texte signé des proches et meilleurs connaisseurs de Renaud : Jack Lang, Bertrand de Labbey (son agent historique), François Bernheim (« découvreur » de l’artiste), Alain Rey, Riss (de Charlie Hebdo), Jean-Pierre Bucolo (son compositeur historique), Titouan Lamazou, Daniel Colling (directeur du Zénith de Paris, Printemps de Bourges, etc.), Helena Van Den Nest (fan belge de la première heure, créatrice du premier vrai et grand site dédié à Renaud, « Le HLM des fans de Renaud »), Didier Varrod (journaliste, auteur, proche de Renaud) et Jean-Noël Tronc (directeur général de la Sacem, grand admirateur de l’artiste).

Voici une vidéo d’Emilie Mazoyer discutant de « Renaud : putain de livre ! » (ainsi que de la « Putain d’expo ! » et de l’album « The Totale of La bande à Renaud ») dans l’émission « L’info du vrai » sur CANAL+ le 14 octobre 2020 :

 

De plus, le magazine en ligne de la Cité de la musique-Philharmonie de Paris publia le 7 octobre 2020 une section du livre écrite par Johanna Copans ayant comme sujet « La banlieue de Renaud : voyage au bout de la zone ». En voici quelques extraits : 

Au fil de ses albums, Renaud esquisse le paysage d’une banlieue grise et poétique. Toute une galerie de personnages s’y croisent et dialoguent avec l’imaginaire de la ville périphérique.

Dès la fin des années 1970 , Renaud invente «  son  » paysage, une « zone », qui trouve ses lettres de noblesse dans ses chansons. On sait à quel point la banlieue occupera une place importante dans son répertoire, et aussi comment le chanteur mettra en scène mieux que quiconque la ville, son béton, jusqu’à transformer sa création. Soucieux de ne pas se soumettre au malentendu qui l’assimile à un fils de bourgeois portant le blouson de cuir noir, Renaud a su démystifier son personnage de «  loubard  » dans « Peau aime », et il met à l’honneur dans de nombreux albums ce lieu mis au ban, la banlieue. Le paysage urbain périphérique, chez lui, décrypte avec humour les antithèses sociales. On trouve alors dans les chansons des marginaux. Ce sont même, dans cet univers triste et déprécié, marqué par la grisaille, le béton, le bitume, les personnages privilégiés, et sans doute les plus sensibles, de l’univers de Renaud ; ceux qui nous touchent et que l’on reconnaît. Le héros des « Charognards » a vécu à Sarcelles, « crève aux Champs-Élysées », tandis que celui d’«  Adieu minette  » rappelle que la désolation de La Courneuve s’opposera toujours à Neuilly : « À La Courneuve, y a pas d’écoles / Y a qu’des prisons et du béton ».

À part la délinquance ou la mort, quelle issue possible ? Les bâtiments des grands ensembles ressemblent à des prisons, décrépits, ils sont pareils à des ghettos physiques dont il devient presque impossible de s’enfuir. C’est pourquoi l’irruption du camp familial des Gitans au pied des HLM peut ressembler à une bouffée d’oxygène dans « Salut manouche  ». Le personnage du Gitan répare l’espace, parce qu’il installe des repères : «  Dès qu’j’ai quinze ans, j’trouve un boulot / Et j’fais comme toi […] / Je laisse les cons dans leur clapier / Et puis j’me barre ». De la même manière, les échappées belles dans « La Tire à Dédé » nous font oublier, le temps d’une chanson, la mort de la banlieue, dans une fugue encore plus poétique que nostalgique. Sinon, on a envie de crever, comme l’Angelo de Pantin dans « Baston », qui a « les poings serrés au fond des poches de son blouson ». La grisaille du lieu définit les identités, et Renaud construit d’extraordinaires portraits sociaux. Dans « Deuxième génération », en 1983 , l’habitant de la zone n’est plus un blouson noir, mais un fils d’immigré kabyle. Pour Slimane, adolescent de quinze ans, déchiré entre un pays où il vit et celui qu’il n’a jamais connu, la marginalisation s’est muée en exclusion. Le keffieh palestinien porte joliment les couleurs de la zone, le malaise et la révolte. L’enfermement est permanent, dans les parkings, les caves, la chambre. Alors monte le désir de mort sur une mélodie étonnamment douce :

J’ai rien à gagner, rien à perdre
Même pas la vie
J’aime que la mort dans cette vie d’merde
J’aime c’qu’est cassé, J’aime c’qu’est détruit
J’aime surtout tout c’qui vous fait peur
La douleur et la nuit

Et enfin, voici quatre articles forts élogieux sur ce livre :

Pour en découvrir davantage, c’est par ici !

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