Au cours d’une interview avec Nikos Aliagas diffusée sur TF1 le 6 février 2021, Fabien Marsaud (« Grand Corps Malade ») est revenu sur cinq dates ayant marqué sa carrière. L’une de ces dates mémorables concerne un concert avec Renaud ! En effet, le 17 juin 2016 il a été rejoint par son « idole absolue » sur scène au Trianon (dans le 18e arrondissement de Paris). « C’est le mec que j’ai vu dix fois en concert. Avec mon père, ma sœur, ma mère, on l’écoutait en voiture. Je n’ai pas beaucoup d’idoles : il y a [Michael] Jordan et il y a Renaud », a-t-il raconté.
Lors d’un concert en 2016, les fans de Grand Corps Malade ont eu la surprise de retrouver, sur la scène du Trianon, l’un des monuments de la chanson française : Renaud. Invité inattendu, l’interprète de Mistral Gagnant a repris le micro pour entonner son célèbre morceau, grâce à la persuasion de Grand Corps Malade, connu et reconnu pour ses qualités de slameur. La voix de l’ancien compagnon de Romane Serda est malhabile mais pleine d’émotion, quand il s’adresse à son public. Dans un entretien à 50 minutes Inside, ce samedi 6 février sur TF1, Fabien Marsaud de son vrai nom est revenu sur les cinq dates qui ont marqué sa vie. Ce concert mémorable faisait évidemment partie des moments les plus chers à son cœur, comme il l’a dévoilé à Nikos Aliagas.
Voici un extrait de ce concert du 17 juin 2016 au Trianon, au cours duquel Renaud a rejoint Grand Corps Malade pour interpréter avec lui Mistral gagnant, poursuivant avec une chanson écrite pour son fils Malone, Ta batterie :
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En effet, ce coffret de deux DVD plus un CD est disponible depuis le 2 février 2021 :
L’Institut national de l’audiovisuel (Ina) a dévoilé ce coffret inédit rassemblant plus de trois heures d’archives des meilleurs moments télé de Renaud, incluant :
DVD 1 : Les débuts (32 min) et les tubes (1h38) – Plus d’une cinquantaine de chansons « live », dont des duos inattendus et des reprises, entrecoupées de morceaux choisis d’interviews.
DVD 2 : « Renaud ch’ti qui gagne » (26 min), « Les darons » (34 min) et « Auto-interview » (8 min).
CD : Renaud – confidentiel (1h25). En 1984, Renaud accorde un long entretien à Noël Simsolo pour France Culture au cours duquel il raconte son enfance heureuse porte d’Orléans à Paris, son adolescence marquée par Mai 68, ses tout débuts et sa passion pour la chanson réaliste.
Un livret de 12 pages avec une préface de son frère jumeau, David Séchan, et des photos rares issues des archives de l’Ina.
De 1975 jusqu’au début des années 2000, Renaud a trainé ses santiags et son blouson noir sur les plateaux de télévision. De « Camarade Bourgeois » à « Mistral Gagnant », de « Manu » à « Mon Beauf’ » en passant par « En cloque », il nous régale de ses textes tendres, drôles, intimes, engagés, parfois teigneux mais toujours profondément humains. Il nous transmet aussi sa passion pour la chanson française avec de nombreuses reprises de chansons réalistes (« Tel qu’il est, il me plaît » avec Annie Cordy, « C’est un mauvais garçon »… ) et les chansons de Georges Brassens, qu’il admire. A travers une soixantaine de chansons interprétées en live et des morceaux choisis d’interview, c’est toute la personnalité et le monde de Renaud que cette anthologie nous révèle, ses contradictions, sa sensibilité, ses engagements, sa poésie et son amour pour les plus modestes.
Au total, plus d’une cinquantaine de chansons live, dont des duos inattendus et des reprises, entrecoupées de morceaux choisis d’interviews. Soit trois heures d’archives proposées sur deux DVD pour traverser la carrière mouvementée, tendre et engagée de Renaud. Le coffret est également complété par un CD proposant un entretien de 1h25 avec Noël Simsolo pour France Culture en 1984, lors duquel Renaud revient sur son enfance, Mai 68 et ses débuts de compositeur. Un livret de 12 pages complète le tout.
Des archives exceptionnelles
Une carrière qui l’aura vu grandir et évoluer sur les plateaux de télévision, depuis sa première apparition en 1975, et que l’Ina propose de redécouvrir dans un coffret DVD exceptionnel intitulé Renaud, Tatatsin!. « Les extraits d’émissions étalés sur près de 25 ans présentés dans ces DVD sont le déroulé d’une grande partie de la carrière de Renaud et de sa représentation. Mais si les réalisateurs passent, les styles, les décors et les effets spéciaux aussi, ainsi que les modes de captation, l’œuvre, elle, sensible, humaine et généreuse de Renaud reste et restera inchangée. Pour le plus grand bénéfice de ces archives exceptionnelles », note David Séchan, le frère jumeau de Renaud.
Voici deux reportages de BFMTV sur ce coffret diffusés le jour de son lancement le 2 février 2021 :
Pour vous procurer ce coffret inédit, c’est par ici !
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Renaud accorda une interview à CANAL+ le 9 avril 1986 sur le plateau de tournage du clip pour la chanson « Mistral gagnant ». Il s’agit d’une l’interview sans montage, qui n’a probablement jamais été diffusée en entier (peut-être à cause des forts bruits de coups de marteaux sur la plateau !). Plusieurs sujets furent abordés, incluant :
La signification du titre de la chanson « Mistral gagnant ».
Le succès de sa carrière à ce jour.
Les gens qui n’aiment pas Renaud. Il cite un article du journal Libération très méchant à son égard de Serge Loupien et Bayon (Bruno Taravant), intitulé « Séchan séché ». En voici quelques extraits :
Si Renaud Séchan est si déplorable, ce n’est pas parce qu’il joue au rouge, ni parce qu’il est esthétiquement trois fois nul et non avenu (auteur compositeur interprète), c’est parce qu’il est faux comme les blés (qu’il ramasse) : de la pointe des cheveux à celle des santiags, en passant par « l’accent »
Il y a quelque chose qui ne va pas avec Renaud. Renaud Séchan. C’est l’accent. Selon des témoins indiscutables – dont on comprendra aisément qu’ils conservent l’anonymat – Renaud n’avait pas du tout l’accent lorsqu’il a fait ses débuts discrets à la Pizzeria du Marais.
Et pour cause : à la maison, on mangeait plutôt le petit doigt en l’air. Surtout pas l’accent ! (- Et tes mains sur la table, s’il te plaît !) Petit-bourgeois moyen quoi ; classique. Jusqu’au plafond d’absurdité nullarde, jamais imaginé dans l’histoire, inanalysable et exténuant, de Morgane de toi : même accent, nouveau son de cloche. Pantruche sur Los Angeles, via clip pédéraste complaisant de la rue de Verneuil. Toujours plus rase-béton, si possible, le niveau, de Déserteur revisiteman (rédigé avec les pieds), en Baby Sitting Blues infantile (chanté avec les genoux) ; toujours plus hauts les scores (ventes au-dessus du million, contrat au-dessus du milliard). Et ce n’est pas fini-Nini (ça recommence !).
Renaud avait déjà imaginé une vengeance en chanson contre le journal Libération (« Libé ») sur son prochain album, qui se matérialisa avec la chanson « Chanson dégueulasse » parue sur « Putain de camion » en 1988 :
Comme quelqu’un qu’aurait taillé ses chaussettes Dans un vieux Libé aux pages culturelles
Le décor du clip et les objets sur le plateau de tournage. Renaud mentionna que Gérard Mordillat (auteur du roman Vive la sociale !) avait écrit le scénario du clip.
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Le 7 novembre 2020, Rebecca Manzoni anima une excellente émission spéciale intitulée « Renaud ou l’histoire d’un pays entre désillusions et espoirs » dans POP N’ CO (sur France Inter) :
Un Pop N’ Co plein de chansons de Renaud ! « Pop N’ Renaud » parce que la vie et l’œuvre de cet artiste racontent l’histoire d’un pays. Parce que, comme l’écrit Isabelle Monnin dans « Mistral Perdu ou les événements » : « la chanson est l’art léger. Elle règne par l’illusion du « ce n’est pas grave ». Trois petites notes de musique, et ça tue-tête dans les voitures. C’est un piège doux, évidemment, tout le monde sait ça ». C’est aussi l’histoire d’une France qui n’est plus dans le même état. C’est l’histoire d’un mec qui s’est inspiré des chansons réalistes des années 20 et 30 pour inspirer à son tour les rappeurs français des années 1990 et 2000.
Rebecca Manzoni avait deux invités pour discuter de Renaud et de son héritage :
Isabelle Monnin, écrivaine et journaliste. Elle est notamment l’auteure du livre Mistral perdu ou les événements, un récit où Renaud interprète la bande-son de sa jeunesse et de son adolescence.
Plusieurs chansons (ou extraits de chanson) ont été jouées au cours de cette émission :
De plus, durant cette même émission, Rebecca Manzoni mentionna le lancement du concours « Dessine le bandana de Renaud ». Tel que mentionné sur France Inter :
Au printemps dernier, lors du premier confinement, France Inter a lancé, avec Le Centre Pompidou et le Théâtre du Châtelet, ses partenaires, un concours de dessin « Dessine le printemps comme Hockney » qui a rassemblé pas moins de 4000 participants, de 2 à 93 ans.
Pour cette deuxième édition, France Inter et ses partenaires se tournent vers la Philharmonie de Paris dont l’exposition autour de Renaud vient d’être suspendue en raison de la crise sanitaire. Une occasion de célébrer l’artiste français mais aussi le monde de la musique et des arts dont les musées qui sont eux aussi privés de public.
Le concours #RenaudBandana propose de revisiter le bandana de Renaud. Pas de limite d’âge, pas de prérequis, chacun est invité à se glisser dans le cuir et les santiags du chanteur pour proposer une interprétation du bandana rouge et la partager :
Cet appel à contributions prendra fin le 7 janvier 2021. Le jury, formé par les institutions partenaires, choisira 15 œuvres lauréates. Celles-ci feront l’objet d’une exposition et seront présentées sur les sites internet de chacun des partenaires.
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LES VISITES DU 30 OCTOBRE AU 29 NOVEMBRE SONT ANNULÉES.
Par contre, Johanna Copans, co-commissaire de l’exposition, a tout de même laissé une message positif sur Facebook :
Très émue en ce jour de fermeture de l’exposition. Nous avons tellement travaillé et les gens s’enthousiasment pour Renaud. Vivement la réouverture et la prolongation pour tous ceux qui ne l’ont pas vue. Prenez soin de vous
Ce n’est donc qu’une question de temps !
La « Putain d’expo ! » est prête à vous accueillir !
Le frère jumeau de Renaud, David Séchan qui a eu l’idée de cette Renaud, Putain d’Expo !, qui nous fait découvrir le destin de cet enfant dont la famille était convaincue dès son plus jeune âge qu’il serait artiste. Renaud ne sera pas écrivain comme son père, il sera chanteur. Mais attention, pas n’importe quel chanteur : Sur sa première carte de visite exposé au musée de la musique, il écrit « Renaud chanteur énervant ».
La putain d’expo de Renaud fera plaisir à tous les groupies du chanteur qui verront sa première moto, sa première guitare, son premier accordéon, son blouson en cuir clouté « Lolita », tout comme les maquettes des décors magnifiques de ses spectacles, imaginés par Gérard lo Monaco comme la pochette du disque La belle de mai.
Le journal 20 Minutes publia également le 15 octobre un article sur cette exposition, dont voici quelques extraits :
L’exposition Putain d’expo ! se poursuit au Musée de la musique (Paris 19e) jusqu’au 2 mai 2021. De nombreux dessins, manuscrits et objets personnels du chanteur, sont exposés tout au long du parcours qui suit une logique thématique plutôt que chronologique. Cette rétrospective met en avant le talent du chanteur pour chroniquer la société française ainsi que ses engagements multiples.
L’exposition se referme sur des notes consensuelles. bouclant la boucle par un retour vers l’enfance, « paradis perdu » de Renaud qui chante « J’ai eu dix ans, je n’les ai plus et je n’en reviens pas. » Aux côtés d’imageries de fêtes foraines, on le découvre tintinophile. Alors que sa musique résonne à nos oreilles : les carambars d’antan, les coco boers et les vrais roudoudous qui coupaient les lèvres et niquaient les dents. La nostalgique Mistral Gagnant, élue « meilleure chanson française de tous les temps » et son émotion fédératrice, a de quoi mettre tout le monde d’accord et même le pouvoir de ramener les détracteurs à la bienveillance.
Monique Younès d’RTL a visitée l’exposition en avant-première et a offert son compte-rendu dans l’émission « Laissez-vous tenter » du 13 octobre 2020 :
Vous pourrez réserver vos billets en cliquant ici. Bonne visite !
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La « Putain d’expo ! » raconte l’univers de Renaud à travers un paysage visuel autant que musical. « Renaud : putain de livre ! » est, tout comme l’exposition, composé de quatre sections qui sont autant de facettes du chanteur :
Renaud le révolté,
Renaud le poète-portraitiste,
Renaud l’engagé, et
Renaud l’amoureux de l’enfance.
Riche de plus de 200 iconographies, le livre comporte de nombreuses archives personnelles inédites, manuscrits, dessins et documents rares et photographies. L’ouvrage est préfacé par les deux commissaires de l’exposition : David Séchan, frère jumeau de Renaud, et Johanna Copans, spécialiste de l’artiste et autrice d’un ouvrage sur ses chansons.
Au fil de ses albums, Renaud esquisse le paysage d’une banlieue grise et poétique. Toute une galerie de personnages s’y croisent et dialoguent avec l’imaginaire de la ville périphérique.
Dès la fin des années 1970 , Renaud invente « son » paysage, une « zone », qui trouve ses lettres de noblesse dans ses chansons. On sait à quel point la banlieue occupera une place importante dans son répertoire, et aussi comment le chanteur mettra en scène mieux que quiconque la ville, son béton, jusqu’à transformer sa création. Soucieux de ne pas se soumettre au malentendu qui l’assimile à un fils de bourgeois portant le blouson de cuir noir, Renaud a su démystifier son personnage de « loubard » dans « Peau aime », et il met à l’honneur dans de nombreux albums ce lieu mis au ban, la banlieue. Le paysage urbain périphérique, chez lui, décrypte avec humour les antithèses sociales. On trouve alors dans les chansons des marginaux. Ce sont même, dans cet univers triste et déprécié, marqué par la grisaille, le béton, le bitume, les personnages privilégiés, et sans doute les plus sensibles, de l’univers de Renaud ; ceux qui nous touchent et que l’on reconnaît. Le héros des « Charognards » a vécu à Sarcelles, « crève aux Champs-Élysées », tandis que celui d’« Adieu minette » rappelle que la désolation de La Courneuve s’opposera toujours à Neuilly : « À La Courneuve, y a pas d’écoles / Y a qu’des prisons et du béton ».
À part la délinquance ou la mort, quelle issue possible ? Les bâtiments des grands ensembles ressemblent à des prisons, décrépits, ils sont pareils à des ghettos physiques dont il devient presque impossible de s’enfuir. C’est pourquoi l’irruption du camp familial des Gitans au pied des HLM peut ressembler à une bouffée d’oxygène dans « Salut manouche ». Le personnage du Gitan répare l’espace, parce qu’il installe des repères : « Dès qu’j’ai quinze ans, j’trouve un boulot / Et j’fais comme toi […] / Je laisse les cons dans leur clapier / Et puis j’me barre ». De la même manière, les échappées belles dans « La Tire à Dédé » nous font oublier, le temps d’une chanson, la mort de la banlieue, dans une fugue encore plus poétique que nostalgique. Sinon, on a envie de crever, comme l’Angelo de Pantin dans « Baston », qui a « les poings serrés au fond des poches de son blouson ». La grisaille du lieu définit les identités, et Renaud construit d’extraordinaires portraits sociaux. Dans « Deuxième génération », en 1983 , l’habitant de la zone n’est plus un blouson noir, mais un fils d’immigré kabyle. Pour Slimane, adolescent de quinze ans, déchiré entre un pays où il vit et celui qu’il n’a jamais connu, la marginalisation s’est muée en exclusion. Le keffieh palestinien porte joliment les couleurs de la zone, le malaise et la révolte. L’enfermement est permanent, dans les parkings, les caves, la chambre.Alors monte le désir de mort sur une mélodie étonnamment douce :
J’ai rien à gagner, rien à perdre Même pas la vie J’aime que la mort dans cette vie d’merde J’aime c’qu’est cassé, J’aime c’qu’est détruit J’aime surtout tout c’qui vous fait peur La douleur et la nuit
Et enfin, voici quatre articles forts élogieux sur ce livre :
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Le frère jumeau de Renaud, David Séchan qui a eu l’idée de cette Renaud, Putain d’Expo !, qui nous fait découvrir le destin de cet enfant dont la famille était convaincue dès son plus jeune âge qu’il serait artiste. Renaud ne sera pas écrivain comme son père, il sera chanteur. Mais attention, pas n’importe quel chanteur : Sur sa première carte de visite exposé au musée de la musique, il écrit « Renaud chanteur énervant ».
La putain d’expo de Renaud fera plaisir à tous les groupies du chanteur qui verront sa première moto, sa première guitare, son premier accordéon, son blouson en cuir clouté « Lolita », tout comme les maquettes des décors magnifiques de ses spectacles, imaginés par Gérard lo Monaco comme la pochette du disque La belle de mai.
Le journal 20 Minutes publia également le 15 octobre un article sur cette exposition, dont voici quelques extraits :
L’exposition Putain d’expo ! se poursuit au Musée de la musique (Paris 19e) jusqu’au 2 mai 2021. De nombreux dessins, manuscrits et objets personnels du chanteur, sont exposés tout au long du parcours qui suit une logique thématique plutôt que chronologique. Cette rétrospective met en avant le talent du chanteur pour chroniquer la société française ainsi que ses engagements multiples.
L’exposition se referme sur des notes consensuelles. bouclant la boucle par un retour vers l’enfance, « paradis perdu » de Renaud qui chante « J’ai eu dix ans, je n’les ai plus et je n’en reviens pas. » Aux côtés d’imageries de fêtes foraines, on le découvre tintinophile. Alors que sa musique résonne à nos oreilles : les carambars d’antan, les coco boers et les vrais roudoudous qui coupaient les lèvres et niquaient les dents. La nostalgique Mistral Gagnant, élue « meilleure chanson française de tous les temps » et son émotion fédératrice, a de quoi mettre tout le monde d’accord et même le pouvoir de ramener les détracteurs à la bienveillance.
Monique Younès d’RTL a visitée l’exposition en avant-première et a offert son compte-rendu dans l’émission « Laissez-vous tenter » du 13 octobre 2020 :
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Un livre paru le 7 octobre 2020, publié aux éditions HarperCollins :
Après des débuts à la radio, Romane Serda se fait connaître en tant que comédienne. À Londres, où elle s’installe pendant six ans, elle commence à faire de la musique, à s’y produire et monte un groupe. À son retour à Paris en 2000, elle rencontre Renaud avec qui elle se marie et a un enfant, Malone. Ils divorcent en 2011. Romane a sorti quatre albums, dont le dernier, « Pour te plaire » est paru en mars 2018.
Selon un article mis en ligne par Paris Match le 4 octobre dernier :
A bientôt 50 ans, Romane Serda se dévoile dans un livre qui retrace une vie où l’amour s’est trop souvent transformé en piège.
Elle a décidé de tout dire, tout dévoiler. Trop souvent, Romane Serda a été présentée comme « la femme de », « l’ex de »… Alors, à bientôt 50 ans, elle a voulu se raconter dans un livre, « A la vie à l’amour », sans pudeur mais en toute sincérité.
Aujourd’hui, Romane espère que son livre permettra de porter un autre regard sur elle, alors qu’elle prépare son cinquième album. Elle ne compte pas effacer Renaud de son histoire mais aimerait être entendue pour ce qu’elle est. Une femme qui veut reprendre sa route. Qui attend la suite avec impatience. Et lucidité.
La veille de la sortie du livre, Lorène de Susbielle discuta de celui-ci dans l’émission « Première édition » sur BFMTV, en incluant quelques extraits d’interview avec Romane :
Romane participa à l’émission « Touche pas à mon poste ! » du 6 octobre 2020 (avec Cyril Hanouna, diffusée sur C8). Voici un extrait de l’émission durant lequel elle discute de son nouveau livre (à noter que Gilles Verdez termine ce segment avec une critique très positive : « J’ai ouvert le livre, j’l’ai plus lâché jusqu’à la fin. C’est passionnant. Alors c’est une vie de roman qui est réelle. C’est vous qui avez écrit, il faut le préciser. On sent votre patte. Vous avez une vie extraordinaire avec une pudeur, une finesse, c’est un livre à lire de toutes générations ! On apprend plein de choses, bravo pour ce livre qui m’a ému de bout en bout ! ») :
En parallèle au lancement de son autobiographie, Romane a également mis en ligne une nouvelle chanson intitulée « À la vie à l’amour » !
De plus, Romane a accordé une interview des plus intéressantes à Ronan Coquelin de Ouest-France le 12 octobre 2020, retraçant son parcours de femme et d’artiste :
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Un abécédaire reconstituant le parcours de Renaud depuis ses tout débuts. Il est paru le 24 septembre dernier et est publié aux éditions l’Archipel :
Cet abécédaire a été composé par le frère ainé de Renaud (décédé en 2019), Thierry Séchan, en collaboration avec Stéphane Loisy. Thierry Séchan était écrivain, parolier, romancier, biographe et essayiste. Stéphane Loisy est biographe de nombreux chanteurs et est également un ami de longue date de Renaud. Il a notamment participé, avec David Séchan (le frère jumeaux de Renaud), au livre officiel du Phénix Tour (2016-2017), Renaud : Tournée Générale !
Le livre retrace une vie de chansons depuis le premier album de Renaud sorti en 1975, Amoureux de Paname. Tel que rapporté par Thierry Séchan :
Voici donc un drôle d’abécédaire, un livre ouvert, à lire tout droit ou à consulter de travers, sur un artiste fermé que je lis à livre ouvert. Pas un roman, pas une fiche de police, mais un vagabondage entre les mots de Renaud, entre ses mots de toujours et ses maux d’aujourd’hui, dans les jardins de l’enfance, les forêts ombragées de l’adolescence, les plaines et les peines d’une vie éclairée par un soleil au zénith.
Cet album illustré inclut près de cent cinquante photographies rares ou inédites, dont plusieurs appartenant à la famille de Renaud. En voici quelques-unes :
Dans un siècle, ses chansons seront encore fredonnées, gravées sur disques et dans notre mémoire. Cet album riche de quarante entrées thématiques inclut quelque cent cinquante photographies rares ou inédites, dont beaucoup appartiennent à la famille du chanteur. Il paraît à l’occasion de « Renaud, putain d’expo », la grande rétrospective qu’organise la Cité de la musique, du 16 octobre 2020 au 2 mai 2021.
De plus, selon un article publié dans le magazine Diversions :
Pour suivre Renaud depuis ses premiers concerts dans les cafés–théâtres jusqu’aux Zéniths. Un ouvrage qui devrait inciter les fans de Renaud Séchan à se précipiter dans les librairies, mais qui constituera aussi la parfaite porte d’entrée dans l’univers du créateur de Mistral Gagnant.
Ce « vagabondage entre les mots de Renaud, entre ses mots d’hier et ses maux d’aujourd’hui », comme l’écrivait Thierry Séchan, est donc remis au goût du jour grâce à Stéphane Loisy, biographe de chanteurs et ami de Renaud. L’auteur s’est basé sur des notes et des propos recueillis pour parachever cet Abécédaire, que Thierry Séchan, disparu l’an dernier, n’aura pas eu le temps de voir arriver sur les étagères des librairies.
La plume du romancier, parolier, essayiste, constitue tout le sel de l’ouvrage. Le plaisir de lecture est réel et ce n’est pas toujours le cas avec ce genre de livre. On retrouve son ton mordant, voire féroce, et ils sont beaucoup à en prendre pour leur grade… Thierry Séchan règle même quelques comptes avec son frère, et c’est tant mieux car le livre est loin d’être l’hommage un peu mièvre d’un frère à un autre. Mais on vous assure, c’est bien la tendresse (voire même l’admiration parfois) qui l’emportent ici ! On apprend énormément de choses sur la carrière de Renaud, sur son œuvre bien évidemment. Thierry Séchan n’est pas avare en citations des paroles de son cher frère, ainsi qu’en anecdotes.
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Un livre tout juste paru le 24 septembre dernier, publié aux éditions Hors collection :
Son auteur est Stéphane Deschamps, auteur d’ouvrages sur la musique, biographe, réalisateur et producteur d’émissions radiophoniques, et spécialiste de la chanson française. En voici un bref résumé :
Renaud : quarante ans de carrière à travers ses plus belles déclarations
Blouson noir, papa gâteau, gavroche énervant, poète sensible et révolté, chanteur populaire et réaliste… on ne présente plus le » phénix « . Laissons plutôt Mister Renard évoquer Renaud ou vice versa. Qu’elles soient touchantes, drôles, poétiques, provocantes, sensibles, cet ouvrage recense les plus belles paroles, pensées et confidences de Renaud.
De l’enfance à la mort, en passant par l’amitié, la tribu, les inspirateurs, l’argent, l’engagement, l’alcool, une vingtaine de thèmes sont au sommaire de ce livre qui parcourt ainsi 42 ans de carrière !
Un recueil original, inédit et ludique, pour se plonger dans l’univers, la vie et l’œuvre de l’artiste. Une manière de redécouvrir Renaud à travers ses propres mots. Ses paroles sont extraites d’innombrables et différentes sources de 1977 à aujourd’hui : extraits d’interviews de la presse écrite, télévision, radio, conférences de presse, livres…
Et voici quelques extraits d’interviews inclus dans le livre :
Ses toutes premières interviews
« L’avenir ? Je le vois très court, un grand trou noir. En fait, je ne le vois pas, je vois la mort. C’est tout, à brève échéance. C’est con, la mort… Je suis suicidaire mais à petit feu. Sans mes parents, que j’aime éperdument, je crois que je me serais flingué depuis longtemps. » Le Matin, 13 mars 1978 (chapitre : La mort)
Ses confidences les plus sincères
« Je suis toujours dans cette contradiction d’être célèbre, d’avoir de l’argent et de parler à ceux qui n’en ont pas. C’est pour ça que je distribue à tort et à travers, à toutes les bouteilles à la mer, les appels au secours de gens démunis, déshérités, à la rue. Ça vient peut-être de mon éducation protestante. Je ne suis pas à la recherche de causes à défendre mais, quand on me sollicite, je ne sais pas dire non. » Le Journal du Dimanche, 3 avril 2016 (chapitre : L’engagement)
Stéphane Deschamps a accordé une interview fort intéressante à Rémy Torroella dans l’émission « C’est Dingue ! » (CFM Radio) le 29 septembre 2020. L’interview inclut une séquence des plus loufoques durant les cinq dernières minutes !
Deux chansons sont jouées au cours de l’interview : Hexagone ainsi que Mistral gagnant. Des extraits de deux articles sont également lus en onde :
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Leurs côtes-du-rhône et leurs bordeaux
Côtes-du-rhône : vin d’Appellation d’Origine Contrôlée (AOC), produit sur les rives droite et gauche du Rhône entre Vienne (38) et Avignon (84).
Bordeaux : vin français d’Appellation d’Origine Contrôlée (AOC), produit dans le vignoble de Bordeaux (33).
« Qu’est ce qu’il va faire de son bleu ? De son drapeau rouge de son Lénine, c’est toute sa vie qui était dans sa machine »
« Qu’ils reposent à Jérusalem, sur la terre de leurs pères, au soleil d’Israël, je veux leur dédier ce poème, leur dire qu’ils nous sont chers »
« Palestiniens et arméniens déclarent du fond de leur tombeau qu’un génocide c’est masculin comme un SS un torero »
Dinde aux marrons
Plat traditionnel du réveillon de Noël français.
J'voudrais
Je voudrais (registre familier).
Les voir crever
Les voir mourir (registre argotique).
Ils rat'ront
Ils rateront (registre familier).
D'tourner
De tourner (registre familier).
Y'a d'la joie
Il y a de la joie (registre familier).
La grande bouffe
Les repas copieux (registre argotique).
Les p'tits cadeaux
Les petits cadeaux (registre familier).
L'apothéose
La fin, très brillante (registre soutenu).
C'est l'opium du peuple de France
Ce sont les activités permettant au peuple d’oublier sa condition et le détournant des problèmes économiques et sociaux.
En référence au célèbre dicton philosophique de Karle Marx : « La religion est l’opium du peuple ».
L'tiercé
Le tiercé (registre familier).
Forme de pari hippique quotidien consistant à trouver les trois premiers chevaux dans l’ordre d’arrivée d’une course, inventée et mise au point en 1954 par André Carrus, directeur du PMU (Pari Mutuel Urbain), l’opérateur de paris hippiques.
Télé
Télévision (registre familier).
Bagnole
Automobile (registre argotique).
L'dernier
Le dernier (registre familier).
Salon d'l'auto
« Salon de l’automobile, du cycle et du motocycle » (registre familier), devenu « Salon de l’Automobile » en 1977, « Mondial de l’automobile » en 1988 et « Mondial Paris Motor Show » en 2018.
Tarés
Imbéciles (registre populaire).
Pinard
Vin (registre argotique).
Le sang de la terre
Le vin.
Fermente
Se décompose sous l’influence de micro-organismes, et devient du vin.
Santiago
Santiago du Chili, capitale du Chili.
C'est la gangrène
C’est ce qui pourrit, corrompt (au sens figuré).
Ils sont pas nombreux à gueuler
Ils ne sont pas nombreux à protester (registre argotique).
Au cœur de l'Amérique latine
Au Chili.
Lorsqu'en septembre on assassine
Le 11 septembre 1973, le gouvernement du Chili du président Salvador Allende est renversé par un coup d’État militaire soutenu par les États-Unis.
Allende se suicide dans le palais présidentiel de la Moneda alors que l’armée donne l’assaut. Et le général Augusto Pinochet prend le pouvoir et instaure une dictature sanglante.
Ils oublient un peu la machine
Une grande partie des français prend ses vacances en août, mois durant lequel le pays était pratiquement à l’arrêt à l’époque de la chanson, en 1975, :
la France était encore un pays industriel comptant des millions d’ouvriers, dont les usines fermaient presque toutes en août pour 4 semaines (la cinquième semaine de congés payés sera octroyée le 13 janvier 1982 par le gouvernement socialo-communiste de Pierre Mauroy),
et la rentrée scolaire ne s’effectuait encore qu’à la mi-septembre et non au tout début du mois comme c’est le cas depuis quelques années.
Ils crient : vive les congés payés
Les congés payés sont une période de congé au cours de laquelle le salarié est payé par l’employeur en raison d’une obligation légale.
Cette innovation sociale majeure est apparue en France le 20 juin 1936 en France, grâce au gouvernement de Front Populaire de Léon Blum.
Grâce aux congés payés des millions d’employés et ouvriers découvrent la notion même de vacances et voient souvent la mer pour la première fois cette année-là.
Après une longue année d'usine
Une grande partie des français prend ses vacances en août, mois durant lequel le pays était pratiquement à l’arrêt à l’époque de la chanson, en 1975, :
la France était encore un pays industriel comptant des millions d’ouvriers, dont les usines fermaient presque toutes en août pour 4 semaines (la cinquième semaine de congés payés sera octroyée le 13 janvier 1982 par le gouvernement socialo-communiste de Pierre Mauroy),
et la rentrée scolaire ne s’effectuait encore qu’à la mi-septembre et non au tout début du mois comme c’est le cas depuis quelques années.
Au mois d'août c'est la liberté
Une grande partie des français prend ses vacances en août, mois durant lequel le pays était pratiquement à l’arrêt à l’époque de la chanson, en 1975, :
la France était encore un pays industriel comptant des millions d’ouvriers, dont les usines fermaient presque toutes en août pour 4 semaines (la cinquième semaine de congés payés sera octroyée le 13 janvier 1982 par le gouvernement socialo-communiste de Pierre Mauroy),
et la rentrée scolaire ne s’effectuait encore qu’à la mi-septembre et non au tout début du mois comme c’est le cas depuis quelques années.
Comme des pions
Comme n’ayant pas vraiment d’importance dans une stratégie globale, de la même manière que les pions du jeu de dames ou du jeu d’échecs.
Flonflons
Accords, généralement bruyants, d’une musique d’harmonie, entendue à distance (mot n’existant qu’au pluriel).
D'feux d'artifice
De feux d’artifice (registre familier).
Ils s'abreuvent de
Ils consomment en grande quantité (sens figuré).
En souv'nir d'une révolution
En souvenir d’une révolution (registre familier) : la révolution française de 1789.
Ils font la fête au mois d'juillet
Ils font la fête au mois de juillet (registre familier) : ils célèbrent la fête nationale française le 14 juillet.
Jean Moulin
Héros de la première heure de la résistance française (*), présent sur le terrain, en France occupée, de janvier 1942 jusqu’à son arrestation le 21 juin 1943, arrêté et torturé par le nazi Klaus Barbie, mort le 8 juillet 1943 dans un train pour Berlin.
(*) : Préfet d’Eure-et-Loir (28), Jean Moulin est arrêté le 17 juin 1940 par les Allemands parce qu’il refuse de signer un protocole rédigé par trois officiers allemands, reconnaissant faussement qu’une troupe de tirailleurs sénégalais de l’Armée française a commis de prétendues atrocités envers des civils à La Taye, un hameau de Saint-Georges-sur-Eure (28), en réalité victimes de bombardements allemands.
Frappé à coups de poing et enfermé pour refus de complicité avec les Allemands, il tente de se suicider en se tranchant la gorge avec un débris de verre. Il évite la mort de peu et conserve ensuite une cicatrice qu’il cache sous un foulard sur de célèbres clichés pris après sa guérison, à la préfecture de Chartres (28).
Qu'y'avait pas beaucoup d
Qu’il n’y avait pas beaucoup de (registre familier).
Planqués à Londres
À l’abri, dans un endroit sûr, où l’on ne participe pas au combat en temps de guerre (registre familier).
Renaud fait ici allusion aux militaires français du QG (Quartier Général) des FFL (Forces Françaises Libres) du général de Gaulle, situé à Londres.
Vive Pétain
Le maréchal Philippe Pétain, chef de l’État français, le régime autoritaire à la tête de la France durant l’occupation allemande, du 10 juin 1940 au 20 août 1944.
Qu'est v'nu se faire tuer loin d'chez lui
Qui est venu se faire tuer loin de chez lui (registre familier).
Soldat ricain
Soldat américain (registre familier).
Débarquement d'Normandie
Débarquement de Normandie (registre familier) : débarquement anglo-américano-canadien du 6 juin 1944.
S'en allant voter par millions
Les 23 et 30 juin 1968 ont lieu des élections législatives, après la dissolution de l’Assemblée nationale par le président de la République Charles de Gaulle afin de répondre à la crise de mai 68.
Les partis de gauche, considérés comme partiellement responsables de ladite crise, subissent une cuisante défaite (91 sièges sur 485) au profit de la majorité de droite sortante (367 sièges), qui avait pourtant éprouvé de sérieuses difficultés à l’emporter lors des précédentes élections, un an auparavant.
Source : wikipedia.org
J'me souviens surtout d'ces moutons
Je me souviens surtout de ces (registre familier) moutons : personnes faisant la même chose que les autres.
D'une révolution manquée
Les événements de mai-juin 1968, qui mirent en péril le 4e gouvernement de Georges Pompidou, Premier ministre du Général de Gaulle.
D'un sang qui coula rouge et noir
« La Commune de Paris » de 1871 est une période insurrectionnelle de l’histoire de Paris qui dura un peu plus de deux mois, du 18 mars 1871 à la « Semaine sanglante » du 21 au 28 mai 1871, où elle est écrasée et ses membres exécutés en masse.
Cette insurrection contre le gouvernement, issu de l’Assemblée nationale qui venait d’être élue au suffrage universel masculin, ébaucha pour la ville une organisation proche de l’autogestion ou d’un système communiste.
D’où les références au rouge du communisme et au noir de l’anarchie.
I' m'font pitié
Ils me font pitié (registre familier).
Ils les appliquent tous à la lettre
Ils les appliquent tous précisément, comme il est écrit, sans les interpréter.
C'était pour bientôt
Le printemps est là depuis le 21 mars. Mais le temps peut s’avérer encore frais durant le mois d’avril.
Que l'printemps
Que le printemps (registre familier).
Télé
Télévision (registre familier).
J'parierais pas
Je ne parierais pas (registre familier).
En c'moment
En ce moment (registre familier).
C'qu'on fait
Ce que l’on fait (registre familier).
C'est pas la gloire
Ce n’est pas la gloire (registre familier) : Il n’y a pas de quoi en être fier.
Une sinécure
Charge ou emploi où l’on est rétribué sans avoir rien (ou presque rien) à faire.
Situation de tout repos (registre soutenu).
Cinquante millions de prétendants
En 1975, la France ne compte encore que 52,6 millions d’habitants très exactement. Et non 66,5 millions comme en 2020.
Y'aurait
Il y aurait (registre familier).
Perdait son trône
Perdait le pouvoir.
Roi des cons
Roi des idiots (registre argotique).
Bandant
Excitant (registre vulgaire).
Qu'ça soit
Que cela soit (registre familier).
On peut pas dire
On ne peut pas dire (registre familier).
Être né sous l'signe de
Être né sous le signe de (registre familier) : Être né en.
Chez nous aussi fonctionne encore
La dernière exécution par guillotine n’aura lieu en France que deux ans plus tard, le 10 septembre 1977, à la prison des Baumettes à Marseille (13) et Hamida Djandoubi, un tunisien de 27 ans, sera le dernier condamné à mort à avoir été exécuté en France, pour la torture et le meurtre d’une femme de 22 ans. La peine de mort ne sera abolie dans notre pays que le 18 septembre 1981, après l’élection de François Mitterrand à la présidence de la république et l’arrivée de la gauche au pouvoir.
Qu'la guillotine
Que la guillotine (registre familier).
Mise à mort
Exécution.
Immonde
Répugnant(e), d’une saleté ou d’une hideur qui soulève le dégoût.
À s'révolter
À se révolter (registre familier).
Un anarchiste du Pays Basque
L’anarchiste catalan Salvador Puig i Antich, militant du MIL (Mouvement Ibérique de Libération) a été exécuté en Espagne le 2 mars 1974. La dernière exécution aura lieu dans ce pays le 27 septembre 1975 et la peine de mort n’y sera abolie que le 29 décembre 1978.
De l'autr'côté des Pyrénées
De l’autre côté des Pyrénées (registre familier) : en Espagne.
Au mois d'mars
Au mois de mars (registre familier).
Impunément
Sans être puni, sans encourir de punition, de châtiment.
Y'en a cent
Il y en a cent (registre familier).
À tous les coins d'rue
À tous les coins de rue (registre familier) : partout.
Flics
Policiers (registre argotique).
Fignolèrent leur besogne
Exécutèrent leur travail avec un soin minutieux (registre familier).
Des matraqueurs assermentés
Les policiers parisiens, chargés par le préfet de police de Paris, Maurice Papon, de réprimer sévèrement – avec l’accord du ministre de l’Intérieur, Roger Frey, et du président de la République, Charles de Gaulle – les participants à la manifestation, du 8 février 1962, interdite, organisée par le PCF (Parti Communiste Français) et d’autres organisations de gauche.
Se souvenir de Charonne
Le 8 février 1962, 9 militants de la CGT (Confédération Générale du travail) et du PCF (Parti Communiste Français) trouvent la mort à la station de métro Charonne à Paris (75), à l’issue d’une manifestation interdite protestant contre l’OAS (Organisation Armée Secrète) et la guerre d’Algérie.
Faux-culs
Hypocrites (registre populaire).
Tocards
Personnes incapables, sans valeur (registre argotique).
Y'a qu'le
Il n’y a que le (registre familier).
L'a pas tell'ment
Elle n’a pas tellement (registre familier).
Depuis des éternités
Depuis très longtemps.
Sarcastique
Moqueur(se) et méchant(e).
Caustique
Qui désorganise, brûle les tissus animaux et végétaux (« soude caustique »).
Qui attaque, blesse par la moquerie et la satire (sens figuré).